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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIIï. Sfcrt. XIIL 4§7

I- modisioient, lès autres la vouloient fans restriction. Les partisans du ffifl. de •Stadhouderat saisirent cette occasion pour proposer le rétablissement de Hollande,cette dignité. Le Roi d’Angleterre auroit voulu la faire donner à l’Evê- 'à nosque d’Osnabrug, son frere, qui offroit d’épouser la Princesse Douairière < j ûuys

de Nassau , mere du Scadhouder de Frise. Cette demande que le Roi-——

dévoie faire en personne aux Etats , lorsqu’il iroit à Hanovre , ramena Propofitimles esprits & Passemblée extraordinaire fut résolue. On y proposa de ré- £ r J^ m rgir les Postes pour le compte de l’Etat; ce qui eut donné un revenu de houderat.deux millions de florins à la République. Les grandes villes de Hollandedont les Magistrats jouislòient du produit de cet établiííèment, s’y oppo- ^f 5 la p r 0 nf eserent. On leur citoit envain l’exemple de quelques citoyens généreux profifde Rotterdam, qui, jouissent de ce revenu, avoient consenti qu’il fût réu- de P Etat.ni au patrimoine de leur ville. L’exemple de ce sacrifice fit peu d’effet.

On proposa quelques Réglemens concernant les mariages entre les Ré- MariagesFormés & les Catholiques, à qui on eut désiré qu’on fit faire une décla- ^ cl 0 r s eration de ne point s’inquiéter mutuellement fur 1 exercice de leur reli- ™athotí - **gion & de faire élever leurs enfans dans la religion réformée. II ne fut ques.rien décidé fur cet article. Mais dans une des assemblées suivantes, laréduction des troupes fut réglée ; & quant à ce qui regardoit le réta-blissement des finances, l’un des principaux objets des assemblées , onétablit pour trois ans feulement, un centieme denier fur les obligationsqui étoient à la charge de la généralité. Ces deux points occupèrent lesEtats pendant, plus de dix mois.

Pendant ce tems-là on travailloit à la triple alliance de la France, de Triple aUl’Angleterre & des Provinces-Unies. Ce fameux traité qui fut l’ouvrage l: ar.ee.du Régent & du Cardinal Dubois, (i> fut signé à la Haye le 4 Janvier. l?1 ?‘II aiïuroit la succession de la Grande-Bretagne h la ligne Protestante dela maison d’Hanovre. On abandonna le Prétendant, qu’on obligeoit dese retirer au-delà des Alpes. La ligne de la maison de Bourbon qui ré*gnoit en Espagne, étoit exclue de la: succession à la Couronne de France.

La France consentit à faire raser, les fortifications & à combler le porcde Dunkerque. Les Puiísencès contractantes se garantirent mutuellementlyurs possessionsayee promesse réciproque de se défendre & 'de se-secourir.

L’Europe fut étonnée de cette union ; la Cour de Vienne & celle de Méconten -Madrid murmurèrent contre ce traité. L’Empereur vit avec peine qu’onassurât à Philippe,; «n » trône qu’il se croybit en droit de lui disputer. Le l e Traité.Roi d’Espagnequi. n.e> voyûìcqu’nn enfant encre le trône de France &fiai, étoit fâché que des Puisiàncès étrangères eussent prononcé sûr uneexclusion qui ne pouvoir lui être dotinée que par les Etats Généraux duRoyaume,, d^tts. le cas de.Ja vacance du -trône. Les François se plai-gnoient que Je Régent eûc consenti à la démolition de Dunkerque & ausacrifice du Prétendant; ils l’accusoient d’avoír -eu des vues particulières(2). Les Anglois murmuroient eux-mêmes contre ce grand nombre de

CO foliaire Précis du Regne.de LoLis XV. Voyez ee Traité, Mémoires de Làffl-beny, T. X. p. 6. ■ ,

( 2 ) Histoire de la Régence du Duc d'Orléans, T. I.

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