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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII.

Alliance (i). Ce traité ne fit qu’irriter Lesprit turbulent d’Aiberonì. II p/,% deourdie une conspiration en France , il ne s agiííòit pas moins qu fl d*v Hollande,

exciter une guerre civile & d’enlever le Régent, A tU moment òù la '*97 * M-

conípiration devoir éclater, tout fut découvert par une Me ds joie "oui ques A nos

eut l’adreflè de surprendre quelques papiers à l’un des principaux âge n s _

d Alberoni. A , , . Conspira -

D un aucre cote, la flotte que le Roi d’Eípagne avoir équipée en fa- contreveur du Prétendant, & qui devoit le porter en Ecosse, fut dissipée par % R J sentla tempête, & trois cens Espagnols qui y étoient déja descendus, furent AmiViTro'faits prisonniers. Une flotte Espagnole plus formidable s’étoit emparéede la Sardaigne & d’une partie de la Sicile; elle fut battue par les An- Dé s a ft resglois. Tous les projets d’Alberoni furent déconcertés, & Philippe V fut díSobligé, pour obtenir la paix, de le renvoyer hors de ses Etats (2). m°font la

Le fameux Syfíetne de Law ne sc borna point aux révolutions qu’il P a ^ x 'opéra dans les fortunes des Fránçois. Les Anglois & les Hollandois Ann ‘ I72 °*

furent aussi les dupes de cette manie du jeu des actions foY En An- potage

gleterre le Chevalier Blunt engagea la Compagnie du Sud de sc charger 7 e & “7d acquitter la dette nationale, qui alloit a quatorze millions de livres lier* ^ n gleter-ling. En peu de jours les actions de la Compagnie furent portées de re ‘

100 à 1000. Tout sc livra à l’agiotage. Du papier pour de l’argenc étoiele vœu général. Mais dès que la Compagnie ceíîà de pouvoir faire faceh cette quantité d’actions, elles baillèrent & les actionnaires n’eurent qu’unpapier inutile (4). Dans les Provinces-Unies chaque ville forma desCompagnies, à Limitation de celles de Mississipi en France & de la mer <7à>du Sud en Angleterre. on fut bientôt deíabufe. Les IVlagistrats qui lesavoient autorisées, furent obligés de les défendre, fans pouvoir empêcherla ruine des actionnaires.

L’agiotage n’empêchoic point que pour la plus grande gloire de Dieules Jésuites ne scient tous leurs efforts pour rétablir l’intolérance Lemeilleur moyen qu’ayent pu trouver les Provinces - Unies ,d’étouffer*& deprévenir les querelles de Religion , est de tolérer toutes les Religions.

Les Réformés étoient persécutés en Allemagne , en Hongrie & dans lePalatinat : dans la République les Catholiques n’avoient pas les mêmesfacilités de tourmenter leurs freres ; mais dans quelques Provinces ilsleur sufeitoient des querelles. Les Etats Généraux, autant pour faire cesser.la persécution à laquelle les Réformés étoient exposés dans les pays Jésuitesvoisins, que. pour établir la paix de Religion dans la Généralité, firent P ro s CÌ 'its..revivre la sévérité des loix qui proscrivoient les Jésuites dans les’ terresde la République, & interdirent aux Catholiques le service divin dansplusieurs églises de Hollande & de Gueldres, jusques h nouvel ordre Cemoyen réussit; & à mesure que la persécution sc rallentissoit dans les*pays.étrangers, les Etats Généraux se relâchoient envers les Catholiques, &peu à peu la Tolérance se rétablit, excepté à l’égard des Jésuites.

(O Recueil de Rousset, T. I. p. 180.

(2) Voltaire Précis du Siecle de Louis XV. Ch. II.

(3) Idem Ibid.

(4) Histoire d’Angleterre par M. U M. T. H.

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