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HISTOIRE DE HOLLANDE
■Sect. XIII. Dans cet intervalle mourut Heinsius, qui pendant plus de trente ansJHÏft. de avoir rempli la place de Conseiller-pensionnaire au gré de la Républi-Hollande. q ue . p[ ace très difficile depuis la suppression du Stadhouderac donc il\ues ’à nos av °L été le défenseur sous Guillaume lìl; mais depuis la mort de cejours. Prince , il s’étoit conformé aux vues des Etats : il fut remplacé par le
r—' -Pensionnaire de Rotterdam, Isaac van Hoombeek.
Ilein/f* Les ravages que la peste falloir à Marseille , engagerent les Etats à' 4 ' prendre les plus grandes précautions pour écarter ce fléau. Ils ne lé
iLiTcôn- contentèrent point d’interdire leurs porcs aux vaisseaux François & à toutt,e la ce qui pouvoic donner la moindre sufpection; ils portoienc l’attention jus-ptste. ques à.brûler en pleine mer, les vaislèaux avec leur cargaison. Les ma-telots , paflàgers & officiers , qu’on dépouilloit & donc on brûloir lesvêtemens, étoient renfermés pendant quarante jours dans des lieux sûrsd’où ils ne pouvoient point sortir.
Aau. 1721. La Maison d’Orange ne perdoit pas de vue le rétablissement du Stad-houderat; les efforts inutiles de Guillaume III, les oppositions qu’il avoirtrouvées dans l’alîèmblée des Etats , ne l’avoient point découragée. LePrince d’Orange, Stadhouder Héréditaire de Frise , qui n’avoit que septans, avoir été nommé en 1718 par la Province de Groningue ; le Paysde Drenthe lui conféra la même dignité. Les amis de cette maison neintrigues ceffoient d’agir auprès des autres Provinces: cependant elles s’obstinoientpour le ré - à ne point rétablir le Stadhouderac général : ils parvinrent à gagner seule-tabuse- ment les Etats de Gueldres ; mais au lieu que Groningue savoir élu fansStadkou restreindre son pouvoir, la Gueldre y mit des bornes aflèz étroites, fansderatT " que fes partisans y missent aucun obstacle. Tant de condescendance étoitTrois Pro- un leurre. On vouloir persuader aux quatre Provinces qui restoient àvinces k * gagner, qu’elles n’avoient rien à craindre du rétablissement du Stadhou-rétablis. derat général , puisqu’elles pouvoient y mettre telles conditions qu’ellessent. jugeroient à propos (1): malgré ces pièges, la Liberté prévalut encore,& dans les Instructions que les Etats donnerent au nouveau Pensionnaire»ils supprimèrent tout ce qui avoir quelque rapport au Stadhouderat Général.1722-24. L’événement le plus remarquable pendant les quatre années suivantes,Tram de sut le Traité de Vienne entre l’Empereur & le Roi d’Efpagne- (2), cesFienne deux rivaux qui jusqu’alors avoient paru si irréconciliables. La Cour deentre l '£f~ Vienne se laissa gouverner par la Cour de Madrid. „ Tout étoitp f Empire. " étrange dans cet accord, dit M. de Voltaire (3^); c’étoit deux maisonsAm. 1725, „ ennemies; qui s’unissoient, sens se fier l’une h sautre; c’étoit les An-„ glais, qui ayant tout fait pour détrôner Philippe V, & lui ayant arraché„ Minorque & Gibraltar, étoient les médiateurs de ce traité; c’étoit un„ Ilollandois, Ripperda, devenu Duc & tout-puissant en Espagne, quifut disgracié après savoir signé , & qui alla mourir ensuite dans leRoyaume de Maroc, où il tenta d’établir une Religion nouvelle. Voicicomment ces choses furent amenées.
(o Histoire du Stadhouderat, par M. l’Abbé Raynal.
(2) Recueil de Rousse t, T. U. p. no; & Lamberty, T. X. la fuite N. XVIII.
(3) Précis du Siecle de Louis XV. par Voltaire, Cb. II.