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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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478 HISTOIRE DE HOLLANDE

Skct. XIH. qui regardoient cet article comme le seul moyen de conserver TéquilibreHift. de de TEurope, consentirent à garantir le traité. Le seul qui y perdit, sutI-ioitande. j e Prince d’Orange, qui avoit !e vœu des Provinces de Gueldres, d’U-lites à wí trec ^ t à d’Overysfèl pour le Généraiat de ì’ínfanterie des Etats, fi l’aug-jours. mentation projettée avoit eu son exécution. La Paix, au contraire, en-

--—— gagea la République à faire Tannée suivante une réforme de dix mille

Aa \ atX ‘^6 sommes dans les troupes. Cette même année les Etats perdirent leur™‘ I7 ° * grand Pensionnaire Slingeland & le Baron de Boetzelaar, Garde du grandsceau de Hollande. Au premier succéda le Trésorier-général Antoinevan den Heim, & au second, M. de Waíîènaar- Obdam.

Ann. 1737. La Tolérance n’empêche point que la religion dominante ne doive° spécialement être protégée; mais elle exclut toute vexation envers lesTaxes fur religions tolérées. Cependant les Catholiques essuyèrent une humiliationles églises qui pouvoit des aigrir. Les Etats de Hollande, outre la taxe à laquelledes Catho- sont assujetties les chapelles, qui ne sont autre chose que des maisons or-hqties. dinaires, appropriées aux cérémonies de cette religion , les assujettirentencore à payer trois fois, en cent ans, le droit de collatéral: c’esi uneespece de droit d’amortissement que paye tout héritier en ligne collatérale.Le même édit déclara tout militaire qui embrasse la religion c atholique,ou qui épouse une femme de cette religion, démis de son emploi. Jus-ques-là la taxe impoíce pouvoit être excusée par les besoins de TEtat;mais outre que Fexclulìon des emplois ne sauroit l’êtrc par aucune raison,la même résolution des Etats de Hollande déchargecit les églises & toutesles fondations pieuses des différentes communions protestantes, de toutestaxes ordinaires & extraordinaires , auxquelles toutes les terres, maisons& autres biens-fonds sont sujets. Les Etats Généraux confirmèrent ce

décret & étendirent la proscription des officiers militaires qui changeroiencde religion , ou qui épouseroient une fille ou femme Catholique, auxofficiers politiques dans tous les pays de la domination des Etats. Ilspouvoient dire qu’ils n’imitoient en cela qu’une partie de la rigueur dontla France usoit envers les Protestans; mais si les représailles sont injustes,c’est en matière de religion, & surtout dans la religion chrétienne, toutefondée fur la charité.

Ann. 1739. Les Etats avoient montré plus de sagestè , lorsqu’à Texemple de laFrance ils résolurent de garder une parfaite neutralité dans la guerre quese faisoient TEsptígne & TAngleterre: ,, Guerre,” dit Voltaire ,, plus,, ruineuse (t) que les droits que ces deux PuiíTànces se disputoient,„ n’étoient avantageux.” Les Provinces-Unies retirerent plus de profitde leur neutralité, ' qu’elles n’en avoient obtenu de plusieurs bataillesgagnées. Le commerce qu’ils continuèrent avec les Puiílances Belligérantesmême , y gagna , malgré la jalousie des Anglois qui s’emparoient desvaiílèaux marchands de la République , sous prétexte de contrebande.L’Espagne plus reconnoiffimte & plus juste, fit restituer aux Hollandoisdeux vaiílèaux que deux armateurs leur avoient pris, & les indemmisa dela prise de deux autres.

(1) Précis du Siecle de Louis XV. Ch. IV.