4^o
HISTOIRE DE HOLLANDE
ÍECT. XIII.//;//. deHollande,1697, jus-ques à nosjours.
Mort deV EmpereurCharles l'I,
Ami. 1741.
Troublespour fa suc-cession.
Le Roi dePrusse annombre despré t en dans .
L-ntrc c nSilésie.
tie des maux que l’imprudence de Valkenier avoir causés & parvint à ré-concilier les deux nations (1).
Un événement qui arriva prefqu’en même tems, annonça des troublesauxquels il étoït difficile que les Provinces-Unies n'eussent point de part,malgré l’intérêt qu’elles avoient à éviter la guerre. L’Empereur Char-les VI, dernier & onzième Empereur de la maison d’Autriche, étoit mortle 20 Octobre lans postérité masculine. II laiílòit des possessions immen-ses, les Royaumes de Hongrie & de Bohême, l’Autriçhe, la Styrie, laCarinthie, la Carniole, les Pays-Bas, le Burgatv, les quatre villes fores-tières, le Brisgaw , le Friouî, le Tyrol, le Milanez, le Mantouan, leDuché de Parme. L’Archiduchefiè Marie-Tberese, sa fille aînée, mariée,au Grand-Duc de Toscane, devoir recueillir cette riche succession parle droit de la nature , cimenté d’une pragmatique sanction, garantie parles principales Puissances de l’Europe (2). Des titres aussi sacrés auroientété respectés au tribunal des loix ; mais la politique des Souverains est au-defius des loix. A peine Marie-Thérèse eut-elle pris le titre de Reinede Hongrie , de Bohême & d’unique héritière des Etats de la maisond’Autriche, déclaré son époux Co-régcnt de tous ces Etats, & transmisà ce Prince, comme Reine de Bohême, le droit de voter pour sélectiond’un Empereur, que Charles-Albert Duc de Bavière , Auguste III Roide Pologne, Electeur de Saxe, & Philippe V Roi d’Espagne, prétendi-rent h cette succession. Le premier, en vertu d’un testament dc l’Empe-reur Ferdinand I, frere de Charles-Quint; le second comme mari de lafille aînée de l’Empereur Joseph, frere aîné de Charles VI; le troisièmecomme descendant par les femmes, de la femme de Philippe II, fille del’Empereur Maximilien IIt.
Tandis que ces prétendans se débattoient dans des mémoires & desmanifestes , que Marie - Thérèse recevoir le serment de fidélité de sesnouveaux sujets & se concilioit samour des Hongrois, ennemis révoltésdepuis deux cens ans dc la maison d’Autriche, cette Princesse se vit en têteun ennemi, auquel elle ne s’attendoit pas. C’étoit Frédéric II, Roi deTrusté, dont le pere ctoit mort peu de tems avant Charles VI: ce jeuneHéros s’étoit formé dans la retraite aux vertus politiques & militaires ;riche des économies du Roi son pere, & fort de soixante-dix mille hom-mes, tous choisis &-exercés par ce monarque, i! ne fit point de mani-feste , mais il entra en Silésie , réclamant quelques parcelles de cetteprovince, qu’il prétendoit avoir été arrachées à la foiblesiè de ses ancê-tres. Alors il fit offrir à Marie-Thérèse, qui se trouvoit sans troupes &fans argent, son armée, son bras & cinq millions, à condition qu’ellelui abandonneroit la Baffe Silésie; elle rejetta ses offres & les conditions.L’événement a justifié que cette Princesse cûc beaucoup gagné à accepterles uns & les autres. Frédéric n’infista pas & s’empara de la Provincepresqu’entiere. Son premier coup défiai sut la bataille de Molwitz prèsde la Neiss. La victoire se déclara d’abord pour le Général Neuperg :
F ré-
(1) Abrégé de ITIistoire de la Hollande & des Provinces-Unies, C. IV.
(.2) Voyez ITIistoire d’AHemngne & celle de Bavière, dans nos Volumes précédent