OU Ï)ES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 48r
Frédéric courut risque d etre pris , mais la discipline de son infanterie n;if. detriompha (l). Hollande.
Louis XV, qui avoit des prétentions à la succession de Charles VI, l 2 ^ 9 Td u f-mieux fondées peut-être qu’aucun des concurrens, se borna d’accord avec à nosl’Espagne, Frédéric & Auguste, à soutenir celles de l’Electeur de Ba- ] ° r 'viere , dont le pere s’étoit sacrifié pour la France dans la guerre de la Louis XPsuccession. II fournit à Charles-Albert, de l’argent, une armée & des & s‘* al fAlliés. L’Electeur avec ces secours marche jusqu’aux portes de Vienne. „MtrËíee.D’un autre côté Louis XV envoye une armée en Westphalie , fous les teur de B*.ordres du Maréchal de Maillebois, pour contenir en même tems le Roi viere.d’Angleterre, qui avoit tout k craindre pour .le pays d’Hanovre, & qui,k la tête de vingt-cinq mille hommes, signa un Traité de Neutralité.
Les Etats Généraux, que l’intérêr de leur commerce tenoit éloignésde la guerre, 5'entremirent pour la paix; ils proposèrent des négociations,donnerent des places de pacification ; mais rien ne fut écouté. Alors entout événement ils se décidèrent à faire une seconde augmentation dansleurs troupes. 11 s avoient levé onze mille hommes en 1740, ils en leve- La Répu .rent autant au commencement de J741, & comme ils ne vouloient point Clique au -prendre les armes, au lieu des troupes qu’ils s’étoient obligés de fournirk la Reine de Hongrie, il fut décidé qu’ils lui fourniroient de l’argent. ^
Au milieu de ces embarras , une inondation désola une partie de laHollande & de la Gueldre & occasionna de grandes pertes dans lesProvinces maritimes (2). L’ékction du Duc de Bavière à l'Empire, sousle nom de Charles VII, élection qu’il devoir à la protection de la France,
& qu’elle soutenoit par des troupes donc l’Allemagne étoit inondée, allar-rna les Etats Généraux, qui, sourds aux afiûrances que M. de Fénélon,Ambassadeur de France, leur donnoic de la part de son maître, & auxpropositions qu’il leur faisoit d’un traité de neutralité, crurent devoir pren- Ann. 174*.dre des précautions, ordonnèrent une nouvelle augmentation de troupes& résolurent de secourir Marie-Thérèse avec un corps de vingt mille Et secourthommes. Cette résolution ne fut pourtant pas unanime : Dordrecht & Marie-la Brille refusèrent & persistèrent dans leur opposition , malgré tous les rhére s*'efforts des Etats.
Ces augmentations entraînoient la nécessité d’uue promotion d’Officiers Refus sainGénéraux. T e Prince d’Orange, qui n’avoic encore que le grade de Co- àu Princelonel, espéra d’obtenir enfin celui de Général de l’ínfanterie ou de la ’Lfrange.Cavalerie. La Province d’Overyssel demanda pour lui une des grandescharges de i’armée. Les Etats crurent faire beaucoup en lui offrant cellede Lieutenant Général. Mais il la refusa, comme incompatible avec cellede Capitaine Général , dont trois Provinces l’avoient revêtu. II leur S es plaiu-représenta que, quoiqu’il n’eut pu empêcher qu’on ne l’eût dépouillé d’une tes.partie de ses biens; quoique contre les anciennes franchises & libertés deces Provinces, & contre les principes sous lesquels l’Union étoit fondée,les tribunaux lui fussent Limés, il n’en étoit pas moins obligé par les
(1) Voltaire Précis du Siécle de Louis XV. Ch. IV.
(2) Abrégé de l’tíisloire de Hollande & des Provinces-Unies, T. IV.
Tome XLIV. Ppp