OU DES PROVINCES UNIES Liv. XXXIII. Sect. XIII. 483
vingt* quatre mille hommes de débarquement & renvoya vers les côtes Hist. ded’Ecosse ; mais cette entreprise ne fut pas plus heureuse que tant d’autres, Hollande^qui avoient eu le même but. Dès ce moment la guerre qui n’avoit pasété déclarée entre la France & l’Angleterre, le fut. Les Etats avoient jours.envoyé six mille hommes de troupes auxiliaires à George II. & dix — "
vaiílèaux de guerre commandés par le Lieutenant-Amiral de Gravé.
? Comme il étoit évident que bientôt les Provinces-Unies feroient obligéesde prendre part à la guerrre, comme parties intéressées, la Frise , tionsen fa-í’Overyssd, la Gueldre, Groningue & les Ommelandes sollicitèrent vive* veur dument en saveur du Prince d’Orange: la Frise menaça; mais la Hollande ] ‘/! ) nce tir '& la Zélande n’en parurent que plus inébranlables. range.
La France n’avoit encore fait la guerre à la Reine de Hongrie, quecomme auxiliaire de la Prusiè & de l’Empereur; elle se déclara ouver-tement, & bientôt après la Reine fit fa déclaration. Louis XV étoit arrivéen Flandres à la tête d’une armée nombreuse; les Etats Généraux en-voyèrent au Roi, le Comte de Wassenaar, en qualité d’Ambassadeur ex-traordinaire, chargé d’offrir leur médiation entre les Cours de Londres& de Versailles. Louis, qui étoit auprès de Lille, répondit qu’il avoirlongtems différé de prendre les armes, mais qu’il ne prétendoit pointreculer, & dès lé lendemain 17 Mai, les hostilités commencerent ; &avant que l’Ambaílàdeur des Etats ne fût parti, Courtrai & Menin étoiencpris. Plusieurs villes qui servaient de Barrière à la République, Warneton, Succès desYpres, la Iínoque eurent le même fort (1). Les Etats effrayés de cesprogrès & craignant pour les autres villes de la Barrière, donnerent encorevingt mille hommes à la Reine. L’armée alliée composée de quatre- i es Hoïïan»vingts mille hommes, Autrichiens, Anglois & Hollandois, commandée dois,auxi~par le Duc d’Aremberg, marcha dans la Flandre Autrichienne, & campa l jfl ire . s *à demi-lieue de Lille, dont on s’attendoit qu’elle feroit le siégé; maistout se borna à quelques contributions, & à quelques partis , qui íèmontrèrent en Picardie, dans le Hainaut François, le Cambresis, & ils seretirerent à Tournai, où ils prirent leurs quartiers.
Louis XV averti que le Prince Charles de Lorraine avoit passé le Rhin& ravageoit l’Alface , court au secours de cette Province ; mais il estarrêté a Metz par une maladie affreuse. II y apprend que le Roi de Prusièqui, en I/4 2 » avoit fait íà paix avec la Reine de Hongrie, avoit repris Le Roi deles armes contre elle, fous prétexte de rendre la liberté à l’Empire, re- Prufle re-donner de la considération à l’Empereur & pacifier l’Europe , mais en n ^ e a ^ on .effet pour n’être point accablé par les armes de la Reine, de l’Angleter- a vlTiare, de la Sardaigne, de la Saxe & de la Hollande, unies contre FEm -Reine.pereur par un Traité fait à Worms : en conséquence Frédéric rentra dansses engagemens avec la France: il y eut à Francfort un Traité entre cesdeux Puislances, (2) l’Empereur , l’Electeur Palatin & le Landgrave deHesiè, Roi de Suede. Le Roi de Prusiè marcha à Prague avec quatre*virgts mille hommes & en envoya vingt mille en Moravie.
CO Abrégé de l’Histoire de Hollande & des Provinces-Unies, T. IV. ■
( 2 ) Voyez 1 Histoire d’AU'emagne.
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