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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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482 HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect.XIII, instructions qui lui en avoient été remises, de conserver dans toute leur(ffí d H P uret ® l’honneur & la dignité des emplois qui lui avoient été confiés,1697 jus- à < l ui kaisoient partie des libertés & des privilèges des Provinces , auquesà tws nom desquelles il avoit l’honneur de les remplir; qu’enfin il étoit fâchéjours. que l’ofi're d’une charge militaire si peu convenab'e h fa dignité, lui ôtât

..— les moyens de fe rendre plus digne de servir PEtac.

Marie- ' L’Empereur avoit fait son entrée dans Prague prise par les François.Thérèse Le Roi, de Fruste s’étoic rendu maître de la Moravie. Marie - Thérèselutte contre opposoit à tous ces désastres, un génie capable de les réparer & unles Puîjsan - coura ge intrépide. Elle s’étoit rendue maîtrestè des Hongrois par la con-ces t ume>. ^ ance q U ’ e ]i e leur avoit témoignée. L’Angleterre, Venise & la Hollandeadmiroient ses vertus & lui fournisloient de l’argent ; ses Etats s’épuisoientpour lui procurer des troupes, & la Sardaigne étoit venue à sonsecours (1).

11 est rare que la concorde & Tunanimité règnent entre les Générauxd’armées combinées. Les Saxons, les Prussiens & les François íè plai-gnoient les uns des autres. Ces derniers luttoient contre la fatigue , laDésastre désertion & les maladies. Le Prince Charles de Lorraine, beau-frere def r îi m / e Marie-Thérèse , étoit en Bohême avec 35000 hommes & fe défendoites 1 s ° avec succès. L’armée des François s’anéantiílòit, tandis que celle desAutrichiens acquéroit des forces. Ceux - ci reprirent les pays dont l’Em-pereur s’étoit emparé. Le Maréchal de Belle-Isle fut trop heureux depouvoir ramener la garnison de Prague, & la guerre fut reportée du fondde l’Autriche au Rhin (2). Louis XV, qui regnoit par lui-même depuisla mort du Cardinal de Fleuri, fe trouvoit par les circonstances avoir unepartie de l’Europe à combattre.

Bataille de Le Roi d’Angleterre, accompagné du Duc de Curoberland, le plusDettinguf. jeune de ses fils, à la tête des troupes Autrichiennes & Angloifes, parun bonheur auquel il ne devoit pas s’attendre, avoit gagné le 17 Juin labataille de Dettingue , dont les François s’attribuoient la victoire. LesEtats Généraux avoient envoyé vingt mille hommes à la Reine ; ils n’ar-riverent qu’après la bataille & repartirent pour aller prendre leurs quar-tiers-d’hiver. Ce secours, tout inutile qu’il avoit été, indisposa le Roi deFrance. II reprocha à l'Ambassadeur de la République, une démarchequi fembloit annoncer une rupture ouverte entre elle & la France. L’Am-bastàdeur justifia ses maîtres fur ce que la Reine faisant une guerre défen-sive , les Etats Généraux s’étoient cru obligés de lui envoyer les secoursstipulés dans ce cas par leurs traités avec elle. Après la bataille de Det-tingue les désastres de l’Empereur furent portés au comble. 1Aun. 1744. Louis XV fe mit h la tête de fes armées , & dans le tems qu’il sou-Louis xr' tenoit seul tout le poids de la guerre, que le Roi de Fruste avoit faicà la tête f a p a j x a vec la Reine, que les Hollandois menaçoient de fe joindre auxàesesat- Autrichiens & aux Anglois, Lt que l’Alface étoit menacée, il appella leiCS ' Prince Charles-Edouard, fils aîné du Prétendant, lui donna une flotte &

(1) Histoire de Hongrie par M, de Sacy T. II. Voyez ITIisloire d’Allemagne»

(3) Voltaire Précis du. Siecle de Louis XV. CE VII,