OU DES PROVINCES UFIES, Liv. XXXIII. Szct. XIII. 485
hcareufes fuites pour les François. La ville & la citadelle de. Tournai#,# de-fe rendirent. Le Marquis du Chaila & le Comte de Lowendal alloient Hoiíande.élire le siégé de Gand; les Alliés envoyent six mille hommes au secours J ^ 7 > J u s~de la ville. Les Alliés & les François se rencontrent de nuit près de/j ™* à nos
Mêle : l’ardllerie des François est prise , & reprise par le Marquis de — ' _
Grillon: les François sont vainqueurs» Du côté des Alliés, tout est tué, Succès 6?mis en fuite ou fait prisonnier ; & ce combat fait aux François prés- c ° ni l»étesqu’autant d’honneur, par les circonstances, que la bataille de Fontenoì; 7 j s F>an 'Gand pris en est le fruit. On y trouva un magasin immense de provi-sions de guerre & de bouche, de fourrages, d’armes, d’habits. Oudenar-de, Bruges, Alost se rendent. La garnison composée de troupes de laRépublique est faite prisonnière. Dendermonde capitule. Le Comte deLowendal se rend maître d’Ostende , de Nieuport & d’Ath. Les Etats Craintes dede Hollande effrayés de la rapidité de ces conquêtes, & craignant pour Républi -leurs Provinces, se hâtent de fortifier Nieuwer-Sluis fur le Vegt (1). i ue -
Pendant ces succès des armes Françoifes, la Reine de Hongrie ayant Ektïìon derassemblé ses troupes, donc le Prince de Coati qui commando» sor le l'Empe-Mein, n’avoic pu empêcher la jonction, elles couvrirent Francfort, êx. reur -cette Princesse eut la gloire & la íàcisfaction de faire couronner Empereur,, Atm ‘ 17François de lorraine, Grand-Due de Toscane, son époux.
Les AUiés, après la bataille de Fontenoì- s’éroient retirés dans le Bra-bant, & avoient pris leur camp derriere le canal entre Bruxelles & Vil»voorden. Le Maréchal de Saxe formai'entreprise hardie de prendre Bruxel-les au milieu de 1 hiver. II part de Paris, bloque cette grande ville Bruxellesse 30 Janvier, fait ouvrir la tranchée le 7 Février, & le 20 il oblige la prit augarnison forte de dix à douze mille hommes , la plupart Hollandois, à se milietlrendre prisonnière, II trouva dans Bruxelles une quantité considérable de ph%vtr 'munitions de guerre, & força la ville à payer deux millions de contri-butions,. dont il distribua à ses soldats la plus grande partie.
Les Etats Généraux tentèrent alors la voie des négociations» Les Magistratsvoulóient la paix. Le Peuple excité par les Angiois,. qui vouloient fairenommer le.Prince d’Orange, Stadhouder, Capitaine & Amiral Général (2),déliroit la guerre. Le Comte de Wassenaar, & M. Gillis, Greffier desEtats , furent envoyés en. ambassade à Farinée, où le Roi s’étoit rendu:,ils sondèrent le Ministère fur les moyens de conciliation ; mais rien ne"fut açrêté. Cependant le Roi qui ménageoit la République, & qui tenoicalors plus de trente mille hommes de ses troupes prisonniers (3), promitde suspendre la démolition,, des places fortes que les François avoientconquises dans les Pays - Bas, & que pendant le reste de la campagneils ne porteroient point la guerre sor les terres de la République ; maisses Hollandois étoient absolument dominés par les Angiois, & ils isolè-rent point aller plus loin.
(1) Abrégé de l’Histoire de Hollande & des Provinces-Unies. Campagnes deLouis XV.
(2) Histoire du Scadhouderar, par l’Abbé Raynal.
(3) Voltaire Précis du Siécle de Louis XV.
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