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HISTOIRE DE HOLLANDE
ques à nosjours.
Succès riesFrançois.
le Maré-chal deSaxe.
Négocia-tions pourla paix.
Ann. 1747.
Sect.XIII. Les conquêtes des François se multiplioient. Leurs troupes comman-mjl. de dées par le Maréchal de Saxe, par le Prince de Conti & par le Maré*
Hollande. c hal d’Estrées s’emparerent d’Anvers, le rempart de la Hollande & deluïïànes couc ^ Brabant Autrichien; dans le Hainaut, de Mons, dont la moitié dela garnison étoit Hollandoise, de St. Guilain, Charleroi, Namurí ainsi lesEtats, perdirent leur Barrière & cette brillante campagne fut terminée parla bataille deRocou, près de Liege, gagnée encore par le Maréchal deSaxe , mais qui ne décida rien. La cavalerie des Etats s’y distingua.Fat aille de Le Marquis de Féhélon, qui avoit été vingt ans Ambaflàdeur à la Haye,Rocou par f ut tué h cette bataille. Les Etats le regrettèrent : ils rendoient trop tardjustice à la sagesse de ses conseils, qu’ils se répentoient en secret de n’a*voir point suivis.
M. Gillis s’occupoit h Breda des moyens de faire la paix ; il étoitemployé dans les négociations'qu’on y avoit ouvertes & qui furent rom-pues , lorfqu’-il y reçut la nouvelle , que les Etats Généraux l’avoientnommé Grand-Pensionnaire, à la place de van der Heim, qu’ils venoientde perdre (i).
Louis XV■ désiroic la paix, quoique vainqueur: il s’apperçut que lesAnglois ne cherchoient qu’à prolonger la guerre; il fit proposer aux Hol-landois par t’Abbé de la Ville, de traiter séparément avec la France. LeRoi les menaça d’entrer sur les terres de la République, s’ils refufoient:Les Fran- ^ st uc P ar cette menace il crût les déterminer plus aisément, soit qu’iíçois entrent voulût leur fournir un moyen de se justifier auprès des Anglois; ils refu*dans la serent, ou plutôt ils n’oscrent point accepter la proposition de l’Abbéde la Ville. Alors Louis XV ordonna à ses troupes de marcher dans laFlandre Hollandoise. Elles s’emparerent du pays de Cadsand, investirentle Sas de Gand & prirent l’Ecluse & quelques autres forts (2).
Ces conquêtes jetteront l’épouvante parmi le peuple; les partisans de lamaison d’Orange, les émissaires du Roi George, & les Provinces dont lePrince étoit Stadhouder, profitèrent de ces circonstances: ils difoient hau-tement que l’Etat trop divisé couroit à sa perte & qu’il lui falloit unChef, qui réunît toutes les volontés & qui fût le dépositaire de tous lespouvoirs; que la République ne pouvoit se soutenir qu’autant qu’on ren-droit au Prince d’Orange les charges & les dignités de Guillaume;; III,dont on l’avoit exclu, ainsi que son pere* qui étoit son héritier.
L’invasion des François en 1672 avoit commencé par la Zélande‘^ cet-te Province étoit actuellement menacée. Les habitons du pays dont ilsvenoient de s’émparer , a voient cherché un asyle dans Veere & danslis deman- Flessingue. Le Roi d’Angleterre accorda aux villes de l’isle de Walche*J “" t "" ren, la permission de se servir d’une escadre Angloise qui mouilloit dansle port. Plus le danger dont la patrie étoit menacée groísissoit auxyeux du peuple , & plus il s’obstinoit à demander un Stadhouder, unCapitaine & Amiral Général. Les Régences de Veere, de Flessingue ,Middelbourg, Goes, Tholen, Ziericzée, furent forcées de nommer le
FlandresHollan-daise .
Vœu despeuples enfaveur duPrincecf Orange.
dent unStadhou-der , Capi-taine &AmiralGénéral >
fi) Abrégé de l’Hisloire de Hollande & der Provinces-Unies.^2) Campagnes de Louis XV.