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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. ^05

‘ressource & toute espérance ; les sources de la charité publique étoient mst. detaries. Les Anglois, dans un semblable désastre, s’étoienc servis a va n ta- Hollande,gcusement d’une espece d’inoculation qui, en donnant le tems de préparer l6 97 j u s~les animaux, rendoic la contagion moins dangereuse ; mais ce remede Youru

employé en Hollande, ne produisit aucun effet. A ces fléaux se joignoir--—-»

l’inaction du commerce, & particulièrement cette année une diminution Pertet duconsidérable & presqu’une entiere stérilité dans la pêche du hareng & Commerce.dans les autres pêches; un rabais prodigieux dans le prix ôc le débit ,des fromages de Hollande. Ce dernier dommage étoit occasionné par leterrible bouleversement dé Lisbonne, par cet effrayant tremblement deterre, dont les secousses se firent ressentir dans la plus grande partie del’Europe, & dont les Pays-Bas ne furent point exempts. Le 1 No'vembre, un bruit extraordinaire s’étoit fait entendre dans les eaux de laplupart des Provinces- Unies. Comme on avoit appris quelque tems au-paravant, que des tremblemens de terre avoienc ravagé l’isle d’Amboine,on conjectura que le bruit des eaux étoit Peffet d'un désastre semblable,arrivé dans quelque partie du globe moins éloignée. On apprit bienlot Tremble-les calamités du Portugal, & le 26 & 27 Décembre, Maesti icht, Bois- ment d ‘le Duc, Breda, Aix-la Chapelle & plusieurs villes des Provinces de Quel- yy/y^.^dres, de Hollande & d'Utrecht, éprouvèrent des commotions; máis lea de Février 1756, jour de jeûne public dans toute la République, onsentit une secousie aslèz force , mais qui n’y faisoic aucun dommage (t).

Au milieu de tous ces désastres , éclata l’incendie dont la cause re- Ann. 1756.monte au traité même d’Aix-la-Chapelle. L'anéantissement de la marineFrançoise fut une des raisons qui déterminèrent Louis XV à donner lapaix à ses ennemis, quoiqu’il pût aspirer à de nouvelles conquêtes. Ce GuerrePrince s’attacha à la rétablir. M. de Machaut, son Ministre, la mettoit £»"•<? la ^fur le plus grand pied ; toutes les Provinces de France * oncouroient fà ses vues. Les Anglois en turent jaloux, bous pretexte que la trancusurpoir sur la Grande Bretagne quelques arpens de terre dans FAméiiqueSeptentrionale, ils enlevaient en pleine paix les vaisseaux marchandsFrançois. Louis XV se plaignit de ces pirateries. L'Angleterre, qui s’at-tendoíc qu’à Ja fin elles íéroient punies , demanda aux Etats Géné auxles six mille hommes que l'Angleterre, lorsqu’elle est attaquée,' étoit endroit d’exiger de la République. L’Ambaflàdeur de France à la Hayes’opposoic à cet envoi. La République qui ne prenoic aucun intérêt àcette guerre , & qui au contraire devoit désirer que la France mît desbornes à ce despotisme de FAngleterre sur les mers, & pour qui néan-moins il étoit également dangereux de refuser ou d’accorder, déclaraqu’elle garderait la plus exacte Neutralité. Elle manifesta lés intentions N ■ ut r alitédans le tems que les Ambaflàdeurs d’Angleterre à de France bataiiloient, dc la lié -pour savoir laquelle des deux Puissances avoit fait les premurs act s ^ ub '^ ue 'd’hostilité (2) L’irtérêt des Etas Généraux étoit dans ce montent de con-server la paix ; c’étoit malgré eux qu’elle avoit été rompue avec la Ré-

(1) Voyez tous les Mémoires du tems.

(2) ^oyez les Observations fur la guerre de 175 6.

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