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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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Srct. XIII. membres & par les mémoires qu’ils avoient donnés. 'La Société en pré-////?. de tenta le premier volume au Stadhouder & le pria d’agréer le titre dc1697"^/- ^ìoteàur de la Société. La Gouvernante l’accepta pour le Pïince.f U gJ ^ vos Quoique les Provinces -Unies aient produit des savans & des artistes cé-jours. lébres, on n’avoit jamais songé à y établir aucune Académie ou Société*" d’artistes ou de littérature. Ge ne fut qu’après le traité d’Aix-la-Cha-kouder ' pelle, que celle-ci se forma: elle embraílè toutes les sciences & tousf en déclare les arts. Cette institution est peut-être mieux entendue que celles desle prêt cc- stlfférens Royaumes de l’Europe, car puisque toutes les sciences & tousteur. ] cs arts ont d es rapports & sont liés les uns aux autres (1), pourquoi nepas les réunir dans la même société» divisée par cladès? Cette protec-tion excita le zèle de quelques particuliers en faveur des sciences.M. Stolp, également célébré par son savoir & par fa piété, pour hâter lesprogrès de l’un & dc l’autre légua à l’Université de Leyde un capital de-dix mille florins, pour une médaille d’or de deux cent cinquante florins,destinée tous les cieux ans, a la meilleure dissertation fur les preuves de-l'-exiftence de Dieu , prisés de la constitution de f univers ou de quel-qttune de fes parties , ou dans laquelle l''excellence de la morale chré-tienne seroit mise dans le plus grand jeur. II y a apparence que, quel-que sublimes que soient ces matières, comme elles ne sont pas inépuila-biés , l'Université fera obligée de changer les sujets de fes prix.Fondations II y eut vers ce temps des fondations & des établiflèmens de la plusutiles. grande utilité. Parmi ces donations, celle de Madame de lienswoude

'mérite d’être consacrée par l’histoire. Elle légua douze mille florins àchacune des maisons des pauvres dlUtrechc, de Delst & de la Haye, &six mille à l’fîcole de la Diaconie d’Ucrecht, afin qu’on .choisît encreles orphelins de ces maisons, un certain nombre de sujets les plus sus-ceptibles d’éducation, que l’on appliqueroic aux sciences, aux arts & auxmétiers pour lesquels ils montreroient le plus d’apticude. On prend un soinparticulier de ces jeunes gens, distingués des autres par un uniforme pluspropre: on fait voyager ceux qui se livrent aux beaux arts, tels quela peinture , 1 a sculpture & J’archicecture. Ils est déja sorti d’excellens artistesde cette école (r). Etudier les talens des jeunes gens, interroger lesdispositions qu’ils tiennent de la nature, examiner leurs goucs, devroientêtre les premiers soins de l'éducation. 11 n’eíì point d’homme qui naiílelans talent, mais faute de le connoître, ou de rappliquer au but auquella nature l'a destiné, le talent est presque toujours enfoui ou déplacé,à. iy 5 5, L’Overysièl & le Comté de Zucphen avoient souffert des perces considé-rables par la rupture des digues, occasionnée par là gonflement & laEpìzootìe, violence des eaux du Rhin & de l’Ysscl, lorsque l’épizootie qui depuislongtems aílìigeoit différences Provinces, redoubla fes fureurs. Les cam-pagnes étoienc désolées, la culture des terres abandonnée, la contagioncirculant d’un pays à l’aucre, portoic la stérilité dans tous : en perdantle compagnon & i’inslrument de fes travaux, le laboureur perdoic toute

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(1) Cic. or. pro Ros. amer.

(2) Abrégé de l’ÍIiítoire de k Hollande & à Provinces-Unies.