OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sìíct. XIII. 509
les Etats laiílèroient l’affaire - de sélection de Salomon van Echten, iiist. de6c qu’il resteroit en poíTeífion. Le motif de cette décision étoit, qu’il Hollande,íàiloit espérer que le jeune Stadhouder, instruit par les personnes char- l ^ 97 ^J u f-gées de ion éducation, des véritables intérêts de l’Ecac, de ses loix son- ’ m
damentales,. de ses droits, de ses privilèges & de ceux des villes, ne pren- --—
droit jamais cet exemple ou autre semblable pour réglé de íîi conduite, Jugementlorsqu’il seroit en poíMìon de ses dignités (i). Génfrauv
Le Commerce étoit toujours exposé aux pirateries des Anglois. La u ” Iaux ‘Hollande , la Zélande & la Frise demandoient une augmentation dansla marine de l’Etat. La Gouvernante craignit encore que le territoirede la République n’eût à souffrir des troupes des Puiflances belligéran-tes. En effet elles avoient pénétré dans le pays de Cleves, & elle pen-soit qu’il importoit de se mettre en état d’empêcher ou de repousser touteinsulte; en conséquence elle proposa aux Etats de Hollande une aug-mentation dans les troupes ; mais les Etats plus prudens craignant d’exci- Sagesse desxev la jalousie des Princes voisins, ou de leur fournir des prétextes, se Etats pourprêterent foiblement à ses vues. Les Provinces maritimes s’y oppose- ivitcr re ìarent formellement & surtout Amsterdam, qui entraîna les autres villes-de gue>la Province. Cette ville soutenoit que, quelques pertes que le commerceeût à souffrir des insultes des corsaires, le mal seroit bien moindre quesi, par trop de méfiance & pour se mettre à couvert de maux incer-tains & peut-être chimériques, on attiroit la guerre au sein des Provin-ces-Unies; mais qu’il n’en étoit pas de même de Faugmentadon de lamarine, qui ne pouvoit donner aucune suspicion & qu’on ne pouvoitregarder que comme un moyen de se défendre contre des corsaires,dont l’audace étoit désavouée, ou du moins censée l’être, par les Puis-sances en guerre. Cependant la Princesse, à qui le danger paroissoit trèspreílânt, insista vivement, secondée par les Etats de Gueldres, deGroningue, d’Ucrecht & d’O.veryilèl, qui saifoient envisager la perte dela République comme infaillible, si l’on négligeoit ces précautions. LesProvinces de l’intérieur menaçoient de ne point contribuer à l’auginenta-don de la marine de l’Etat, si les Provinces maritimes s’oppoiòient àcelle des troupes de terre; mais malgré ces représentations & les effortsde la Gouvernante, les troupes de terre resterent fur le même pied.L’événement justifia que cette conduite avoit été très prudente.
Occupée des foins de l’administradon, ambitieuse de contribuer au Ann. 1759bonheur de la patrie, se partageant entre î’éducation de son fils & les be-soins de l’Etat, S. A. R. la Princesse Anne d’Angleterre, Gouvernante & Mort de laï-utrice du jeune Stadhoudcr, mourut le 12 Janvier 1759, après une mala- Gouver-die asièz courte, pendant laquelle elle régla plusieurs affaires relatives au nante '-Gouvernement.. La veille de fa mort, elle dépêcha des lettres circulai-res aux différentes Provinces, pour leur demander leur consentement aumariage qu’elle avoit arrêté, de la Princesse Caroline, sœur du Stadhou-der, avec le. Prince, de Naslâu-Weilbourg.
(1) Voyez ci-deffks les différends entre la ville á’Amsterdam & Guillaume III aufiìjet de la nomination des Echevins.
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