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Sect.XIII. sous prétexte de neutralité , commerçassent librement dans les colonies.Hift. de d’une natisn ennemie. Les Etats Généraux qui, dans tout autre te ms ^j 69^jus croient pu prendre cette réponse pour une déclaration de guerre, sequeíà nos contentèrent de renouvelles leurs plaintes, toutes- les fois que les Angioisjours. y donnoient lieu; ce qui arrivoit souvent.
Les François ne ménagement gueres plus les vaisseaux de la Républi-que; mais du moins Louis XV avoit égard aux plaintes des Etats ; &lorsqu'ils lui témoignèrent leurs craintes au sujet de Tannée qu’il assemblaitsur le Bas-Rhin, ce Prince, pour calmer leurs inquiétudes, les fit asiurerqu’il n’aísembloit cette armée que pour garantir la paix de Westphalie,& qu’il auroit la plus grande attention que ses troupes ne portassentaucun préjudice aux sujets de la République. Aussi lorsque Sa Majestéfit demander aux Etats Généraux , le paííàge de Tartillerie de Tannéepar Maastricht, LL. HH. PP. s’empreíserent-elles d’y consentir , autoriséespar le consentement qu’elles avoient donné au Roi de Prusse & à la Reinede Hongrie, d’y laisser passer leurs troupes.
Depuis le rétablissement du Stadhouderat, les honneurs & lès préro-gatives avoient été accumulés fur la tête du Stadhouder. Les premièresoppositions qu’éprouva la Gouvernante, vinrent de la Régence de Haar-lem. L’ufage avoit prévalu que, pour la nomination des Bourguemaîtres,-fur le nombre des candidats présentés par la ville, le Stadhouder- choi-DiscuJJìon fistòit ceux qu’il jugeoit les plus dignes. Lé Conseil de Hftarlem nommaville de personnes à la pluralité des voix, sur lesquelles la Gouvernante devoir
Haarlem choisit ses quatre Bourguemaîtres; mais avant qu’elle ne les élût, quelques& la Gou membres du Conseil, qui peut-être vouloient exciter de nouveaux troubles,vernante. lui firent entendre que cette nomination étoit contraire aux privilèges»Des Commissures furent nommés de la part de la Princesse pour en pren-dre connoiíFance. La Régence prétendit que la discussion de cette affaireregardoit le Souverain, & non pas le Stadhouder. C’est fans doute pourétablir ce conflit, qu’on avoit suscité ces difficultés. On porta cetteaffaire à Tasemblée des Etats de Hollande. La Gouvernante donna desmémoires de son côté; la Régence pria les Etats de se désister du juge-ment de cette discussion: elle devenoit très vive» Les Etats de Hollandeauroient bien voulu se dispenser de décider, mais enfin ils prononcèrentque le droit d’informer de la validité des nominations, droit qui avoitdonné lieu à la- dispute, appartenoit à la Princesse, comme Gouvernante& conservatrice des droits du Stadhouderat; Les villes de Dordrecht,Haarlèm, Amsterdam, Rotterdam & la Brille, protestèrent contre cetteAnn. 77Z8. décision. Les choses en resterent-là jusques à la nomination de Tannéesuivante, que sur les huit personnes présentées la Prince se n’en choisitque trois, & donna la quatrième place à M, Salomon van Echten, an-cien Echevin, qui n’étoit pas fur la liste des présentés; elle ordonna auGrand Baillis de Haarlem de maintenir son-élection, par toutes les voiesordinaires & même par la force en cas de besoin. Cette seconde affairefut encore portée aux Etats de Hollande; elle traîna- jusques à la mort delu Gouvernante,. & après fa mort les avis des Commissaires chargés deTexamen lut que , par respect-pour la mémoire de. son Altese Royale.»
Procédésdes Fran-çois.