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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIIL 511

s’occuperent des moyens de remédier à celles des calamités *qui pouvoient Hiff. deêcre prévues. La Société de Haarlem s’empreíse de proposer pour sujet Hollande,tíu prix qu’elle avoir à distribuer, cette question: quel seroit le moyen l6 97 C u s~k plus court , le plus jûr C? le moins coûteux » de reboucher les cuver- Ymrs.t ures faites aux digues ? Comme les mémoires présentés la premiereannée, ne remplirent pas les vues de la Société, elle proposa le inémesujet & doubla la valeur du prix. On eut des mémoires sausfaisans, & Société decomme la République devoir en recueillir les fruits , les Etats de Hol- Haarlemlande accordèrent à la Société l’octroi qu’elle solíicitoit: cette sanction en

donna à la Société de Haarlem la qualité d’Académie. ca me "

Dans cé même tems N. Holtius, Ministre dans un petit village , Théologienécrivain fougueux & emporté, abusant de la liberté de la preste, affec -fougueuxtoit de se déchaîner contre les javans les plus respectables. II s’acharnoit ™ i at ì n ‘à ternir la mémoire des auteurs les plus célébrés. II ne le contencoit que ’pas d’attaquer leurs écrits, il caloinnioic leurs mœurs. L’Université deLeyde se plaignit & repousse ses satyres indécentes ; il n’en devint queplus outrageant & plus fécond en libelles. Les Etats de Hollande lefirent menacer de leur indignation & de la privation de ses appointemens.

En même tems ils publièrent un édit, par lequel, tout ouvrage théolo*gique ou quelqu’autre que ce pût être, concernant la Religion Réformée,ne peut-être imprimé & publié, qu’il n’eûc obtenu l’approbation de faClasse ou des Professeurs de l’Université de Leyde : on exigea de plus queFauteur mît à la tête de l’ouvrage, son nom & ses qualités. Peu s’enfallut qu’à cette occasion la liberté de la preste ne fût anéantie. DesThéologiens peu éclairés proposeront d’astùjetrir tous les livres fur quelquematière qu’ils sussent écrits, à un examen sévere, & d’établir une censureuniverselle. De ce plan si nuisible 3:1 commerce de la librairie & aux cène de laprogrès des lettres, plan qui aslujettiílbit le génie aux vues superstition- preffè,lès & bornées de l'ignorance, ìi en eut résulté que les sciences qui com-mençoient à se répandre, découragées dans leur essor, seroient bientôttombées dans l'oubli. Les vrais fa van s donnerent aux Etats des mémoi-res, dans lesquels ils firent voir tous les dangers & toute l’absurdité dece projet: leurs raisons prévalurent. Les Etats sentirent qu’il leur suf-fisoit de pouvoir punir, suivant la rigueur des loix, les écrivains licen-tieux, ceux dont l’audace effrénée outrage ou nie la Divinité, qui sap- Combattuepent les fondements de toute religion , ou qui s’élevent avec indécence S 9 condam-eontre le Souverain. Ils jugèrent que ce frein écoic encore plus puissent P ar ff sque la censure & qu’il n’en avoit pas les inconvéniens. Lorsque l’Emile ntrauxdu célébré Jean-Jacques Rousseau fut annoncé chez Néaulme, qui enavoit obtenu le privilège, les Etats considérant que cet ouvrage avoitété défendu à Rome, h Paris & à Geneve, le firent examiner, & malgré famorale sublime, malgré ses grandes vues fur l’éducation, ils en arrêtèrent la 1;Emilevente à cause de quelques principes qui tendent à renverser le Christianisme, de j. ?•

D un autre côté, l’Université de Leyde, en reconnoiííànce de l’honneur R- 0 l, f e f ttque lui avoit acquis le célébré Bocrhaave, élevoit un monument aux arr * ’cendres & au génie de ce grand homme , dans l’église de St. Pierre;monument dans lequel on a caractérisé sa noble simplicité. On y lit