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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect.XIII. plus évidente de ce mérite. II ne sut plus besoin d’être riche en*Hist. de effet, pour être estimé & honoré; il suffit de le paraître. L ancienne-Hollande, simplicité sut bannie; la sobriété fut un ridicule, l’économie p assa pourlues à nos avarice - on employa en mille superfluités les fonds même du commerce rjours. ces fonds devinrent stériles: les dépenses dans tous les genres devinrent————énormes: h mesure qu’elles augmentoienp, les ressources s’épuisoient; lamollesse & la vanité ôrerent au commerçant fastueux les moyens de fournirh ces dépenses: il voulut couvrir son insuffisance: de-là ces moyens frau-duleux, cet abus du crédit, ces emprunts, ces retards de payement & enfin;ces faillites honteuses, ces banqueroutes des premières maisons, qui-et! traînèrent la ruine de tant de malheureux & qui fe firent sentir d'uneextrémité de TEurope à rautre. II y en eut dans le courant àTannée 1763 plus de quarante dans- la ville d’Amsterdam. Le commerce:y tomba dans l’inaction; cette inertie arrêta pendant deux mois la circu-lation de celui des autres villes de Hollande: ce ne fut que peu à peu*& par un reste de patiiotifme dans quelques commerçans plus sages-, qu’ihfe rétablir.

Nécessité de Nous avons vu la République prévenir les guerres de religion, fi stinestes-la tolé • dans les autres Etats, par une sage tolérance de tous les cultes. Malgré.-

vance. ce nl0 yen, Tunique peut-être pour éviter les plus grands maux, jamais,une entiere concorde n’a régné entre les différentes communions. Les Lu-thériens aveuglément zélés & longtems protégés par le Duc de Wolscn-buttel peuvent à peine souffrir les Réformés: les premiers, encore plus.que les autres, fe distinguent par leur haine contre les Catholiques, &ceux-ci ne les aiment pas davantage. Doit-on. en conclure qu’il ne fautsouffrir dans un Etat qu’une feule Religion ? Mais alors elle fe diviseen différentes sectes aussi acharnées Tune contre l’aucre, que peut Terrela "Religion dont elles émanent, contre une autre Religion. Quels trou-bles n’ont point causés en France le Jansénisme & le Molinifme? II fautcependant qu’il y ait ce qu’on nomme des hérésies; Iorfqu’il n’y en apoint dans la religion dominante, ou unique, d’un Etat, il arrive sou-vent qu’elle exerce son inquiétude fur d’autres objets. Nous avons vu,avant & après le rétablissement du Stadhouderat, les Réformés tournerleurs fureurs contre la Magistrature & lui porter les plus terribles coups.La haine mutuelles, des Catholiques & des Proteslans non éclairés estbien moins à craindre: si elle va trop loin, l’Etat a des. moyens pour laréprimer & pour faire rentrer les uns & les autres dans. leur devoir;au lieu qu’il n’en a pas toujours, ou qu’il est obligé d’employer les plusviolens, contre les prétentions d’un clergé nombreux & maître des consciences.La tolérance ayant cet avantage, que tenant les forces divisées elle lesréduit à rien,. ou du moins à peu de ,chofe ; il est avantageux pour laRépublique qu’elle tolère 1e Catholicisme, puisqu’elle Ta toléré jufqu'ici (1).

CO „ Lorsque lesloix, dit Montesquieu, ont cru devoir souffrir plusieurs religions,,, il faut qu’elles les obligent auffi à se tolérer entre elles. C’est un principe que toute,, religion qui eít réprimée devien* elle-même réprimante : car sitôt que par quelque„ hasard elle peut sortir de l’oppreïïîon, elle attaque la religion qui sa réprimée, non„ pas connue une religion, mais comme une tyrannie. II est donc utile que les loi*