ZiT HISTOIRE DE HOLLANDE
Séct. XIII. Is 15 Octobre 1724 & mourut le 3 Avril 1725. La succesEon desHist. de Evêques a été continuée.
Hollande. Les Jésuites étoient la cause & -les agens secrets de tous ces troubles:luesà J nos ^ es Etats n’ayant pu les engager à les faire cesser, avoient proscrit deJours. nouveau ces religieux turbulens-, en 1708 (1). Ils l’avoient été long-
-— teins auparavant & la République veilloic fur leurs intrigues. La zizanie
qu’ils avoient semée dans l’Eglise d’Utrecht y regnoit encore , & ils l’yentretenoient-, lorsque les Puiflànces Catholiques de l’Europe réunirentleurs efforts pour la destruction de leur Institut. Dans le Synode quel’Evêque d’Utrecht convoqua en 1763, les écrits des Jésuites Hardouin,Berruyer & Bichon furent condamnés,& les Actes du Synode furent,en-voyés au Pape.
Mais ces Catholiques fi Iongtems persécutés par des tyrans de la-même religion, n’ufoient pas envers la religion dominante de la tolé-rance qu’ils avoient tant de raison de réclamer pour eux - mêmes, & leSouverain se vit forcé de faire fermer leurs églises , pendant un an, enplusieurs endroits. De son côté le Clergé Protestant se soulevoit contrela Magistrature,
Prêten- Blom , Ministre de Leuwarden , ayant été condamné à une amende ,rions du pour avoir voulu forcer par des discours séditieux, les Bourguemaîtres &
Clergé. fe Conseil à approuver la présentation de trois Candidats qu’ils avoient
refusés; Blom & le Consistoire donneront aux Etats de Frise un mémoi-re rempli de principes hardis , par lequel ils établiííòient que le gouver-nement de l’Eglise étoit indépendant du Souverain ; que les Consistoires& les Ministres n’étoient-comptables qu’à Dieu seul de la conduite qu’ilsjugeoient à propos de tenir pour le bien de l’Eglise; que c’étoit au tri-bunal seul de Dieu, & non à aucun autre, qu’ils étoient justiciables. LesEtats dc Frise condamnèrent -cette doctrine audacieuse , qui fubordonnoitte Souverain & le Magistrat au Clergé, tant pour le spirituel que pourle temporel. Blom fut suspendu pendant six semaines, des fonctions deson ministère.
Ann. 1764. Depuis que*la guerre ne troubloit plus la République, les Etats Gé-Ré t abuse- néraux s’occupoient des moyens de rétablir le commerce; il n’y en avoirment du qu’un , celui de faire revivre les mœurs antiques : mais la corruptionCommerce. ayo j £ p a j t rr0 p de progrès. Cependant l’excès du mal a fait sentir h lanation le danger qui’ la menaçoit, & fl elle n’est pas revenue à cetteancienne sobriété qui la caractérisoit, elle a mis plus de sagesse & d’éço-■nomie dans son luxe même. La paix fournit des événemens moins inté-Evéne. -reílàns pour l’Histoire. Des inondations qui affligèrent quelques Provin-meiìts par- C es; la profession de foi du jeune Stadhouder; quelques exécutions faitesticuliers. Texel contre une partie de l’équipage d’un vaisseau de la Compagniedes Indes, sont les tèuts faks remarquables de cette année.
Ann. 1765. Depuis le rétablissement du Stadhouderat, les Provinces sembloientvouloir faire oublier par leurs complaisances , les oppositions qu’elles yavoient mises. On proposa dans l’assemblée des Etats de Frise , d’avan-
(1) Voyez Mémoir. de Lamberty, T. V, p. 96. & seqq. Idem. Tom. XU. p. i 9 u