OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. LàXIIL 519-
eer la majorité du Prince; Depuis la mort de la Princesse Anne fa me- Eifì. èere, la Princeílè Marie-Louise , Douairière d’Orange , veuve de Jean Hollande.Guillaume-Friso , ayeul du Stadhouder, avoic été obligée de fe charger 1(5 97 >/"/•de l’administration , comme Tutrice. Avancer Ja majorité , c’écoit lui nosfaire une efpece d’affront. Le jeune Stadhouder se hâta de lui écrire . ....
que non-seulement il défapprouvoie la proposition , mais qu’il vouloir at-tendre sir dix-huitieme année , terme fixé par la résolution unanime detoutes les Provinces pour fa majorité. La Princeílè Douairière, en pro*testant qu’elle étoic prête à sc démettre de la tutelle, communiqua lalettre aux Députés de Zevenwouden, auteurs de k proposition, qui firent Mort fol*des excuses d’une démarche où les avoic entraînés un excès de zele. Gouver-Cette Princeílè mourut dans ces circonstances, extrêmement regrettée desFrisons, dont elle avoic toujours cherché à faire le bonheur. Elle suc nremplacée dans le soin de nommer aux places de Magistrature, dans lesdifférentes villes de la. Frise, par la Princeíse de NaíTau-Weilbourg, sœur
d u Prince.
A peu près dans le même tems mourut l’ancien Pensionnaire Gillis, que nous Du Fcn*avons vu accule si injustement par le peuple, dont il eut été la victime, s , °™ t “ irefi les Etats & le Stadhouder ne l’eusiènt pris fous leur protection. 11 Gl ts 'continua d’exercer ía place jusques en 1749 , qu’il demanda fa retraite.
Elle lui fut accordée avec huit mille florins de pension.
Enfin le huit Mars, terme de la minorité de Guillaume V, ce jeune Ann. 1766.Prince sot inauguré, prit séance dans l’assemblée des Etats Généraux, dans Guill « u -celle des Etats de Hollande, au Conseil d’Etat & dans toutes les Cours m ^s ede justice. Le Prince montra des qualités au dessus de son âge & donna rité. Jles plus heureuses espérances- de son gouvernement. II témoigna en pré-sence des Etats Généraux , fa reconnoistàtice envers le Duc de Bruns-wick , qui avoit pris foin. de le former. Après 1 a mort de la Gouvernante,il l’avoit nommé Colonel en chef de fa garde. Les Etats le firent re-mercier par leurs Députés, de l’éducation qu’il avoit donnée au jeunePrince, & firent demander à la Cour de Vienne, de lui permettre decontinuer à servir la République, en restant auprès du Stadhouder. LesEtats de Hollande lui envoyerent, comme un témoignage de leur re-connoiíEmce, une ordonnance de cent mille florins.
, L’installation du Prince fut suivie des fêtes les- plus brillantes dans toutesles Provinces. II engagea les Etats à faire une promotion d’Officiers Gé-néraux, & se même jour il en sic une dans presque tous les Régimensde la Province de Hollande, de Colonels, Colonels Commandans, Majors*Capitaines , Lieutenants, Cornettes & Enseignes. Il jouissoit pour k pre-mière fois, du droit qui- lui avoit été concédé, le jour de Ion installationparles Etats de Hollande, de diípofer de tous ses emplois militaires*depuis 1e grade d’Enseigne jusques à celui de Colonel inclusivement: ilfut revêtu des charges de Grand Forestier & de Grand Veneur de la Pro-vince , des directions , générales des Compagnies des Indes orientalesoccidentales., II alla h l'Université de Leyde, où il se déclara l'ami &le protecteur des arcs & des sciences. II parcourut ensuite les différentesProvinces & y fut installé avec se plus grand éclat. C’étoient partout