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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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Seci . XIILHi(t. daHollande,1697 , jus-que < à nos-jours.

Etablijsc.meut d'uneAcadémiede Pein-ture.

Aun. 1767.

Mariagedu. Stad-houder.

520 HISTOIRE DE H O LLANDE, &c.

des transposes de joye. L’enthousiasiue étoit général & l’amour desPeuples éclata par les témoignages les moins équivoques.

La premiere marque que ce Prince donna de la protection qu’il accor-doit aux arts, fut rétablissement d’une Académie de peinture & de dessin,qui s’étoit sonnée à la Haye, & donr -il accepta la présidence, avec leàe de Protecteur que cette société lui offrit.

La satisfaction que le Stadhouder recevoic de tant de preuves d’amour& de respect, suc troublée par quelques calamités; un incendie consuma levillage cTHilverlùin dans le Goiland, composé de deux cens maisons;Téglise fut aussi la proie des flammes. Quatre ou cinq maisons furentbrûlées à la Haye. Oe qu’il y eut de plus déplorable dans cet incendie,fut la mort du marchand, dans la maison duquel le feu s’étoit d’abordmanifesté: échappé au danger, mais apprenant que ses trois enfans sontencore dans la maison, il s’arrache des bras de Ion épouse & de ses pa-rens, s’élance. à travers ces brasiers, dans l’espérance de délivrer ces infor-tunés & périt avec eux.

Le Prince avoir parcouru les différentes Provinces pour s’y faire in-staller : de retour à la Haye & plein de la douce satisfaction de lavoirqu’il étoit adoré des peuples, il s’occupa des préparatifs de l’on mariageavec S. A. R»,la Princesse Frédérique-Sophie-Wilhelmine de Pruííè.Guillaume V partit.le 20 Septembre de la Haye & se rendit à Berlin,où le Roi de Prusse avoir projetté les fêtes les plus brillantes. 11 y ar-riva le quatre d’Octohre, & le lendemain décoré des marques de Tordrede l’aigle noir, dont le Roi l’avoit revêtu , se rendit avec la PrincesseWilhelmine dans une salle du palais, où ils furent mariés. Bals, illumina-tions, feux‘d’artifice, banquets, enfin toute forte de divertissemens rem-plirent l’intervalle du quatre au douze, jour du départ du Prince &de la Princeílè pour la Hollande, où leur mariage fut encore le su-jet de la publique joie & des fêtes les plus éclatantes. Deux Princes &une Princesse , issus de ce mariage , pourront se faire universellementchérir par la Nation, si, au lieu de suivre les traces des Stadhouders quise sont arrogés le droit de gouverner en Souverains, ils prennent pourmodèles ceux qui ont senti qu’un Stadhouder (1) n’est que le Lieutenantdu Souverain, Représentant du Peuple, & si le sang de Frédéric - Henri,dont ils descendent par leur LViere, peut faire revivre en eux ses talens &fes vertus.

Nous jugeons à propos de finir ici cette Histoire. Les événemensqu’elle fournit depuis quelques années, sont ou très peu importuns, outrop recens & trop connus par les Journaux Politiques & autres papierspublics, pour qu’il soit besoin que nous en fassions le Narré; d’autantque bien des faits doivent s’éclaircir par le teins, & que la crise oùcette République se trouve actuellement, exige d’un Historien impartial,de suspendre son jugement, & ne lui permet pas d’en faire une rela-tion défectueuse, dans un ouvrage consacré à la Postérité.

H I S-

(i) Lieutenant est la véritable signification du mot Stadhouder .

Fin de VHistoire de Hollande , ou du Livre Trente-troisième.