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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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D*ANGLETERRE, Liv. XXXIV. M

voulant point de Régence pendant la minorité du Monarque, elle nom- d’Aa-ine. le Duc de Bedfort Protecteur bu Gardien du Royaume. Bedfortse montre digne de la confiance publique. Afin de réunir la France à . ' ^

FAngleterre, suivant le dernier Traité, -il se ligue avec ìes-Ducs- de Bre-tagne & de Bourgogne , envahit les Provinces Méridionales de la France ,

& preílè en même tems la conquête de la Normandie ; mais tandis qu’íldésole les Provinces Françoiíës, la haine déclarée qui divise fies Ministresde Henri VI l’oblige de repaiïèr la mer, & son séjour ert Angleterrelaiílànt respirer les François, Charles VII repousse les armes Angloifes ,réunie les suffrages de ses sujets & se fait couronner à Rheims. Bedfortn’éprouve plus en France que des défaites , & en Angleterre- que desdégoûts & des contradictions. Ce Royaume est en proie aux factionsdes maisons d’Yorck & de Lancastre, qui íe disputent le trône. Dansles commencemens de cette fameuse querelle 1 , la Chambre des Commu-nes donne une preuve frappante de fa puiflànce actuelle & du haut de-gré de pouvoir auquel elle tendoit : élle accuse Suffolck , ' Ministre &favori de la Reine & de Henri, d’avoir extorqué des dons exorbitans, d’a»voir altéré les monnoies courantes, perverti la justice, protégé des cau-ses iniques , & procuré la grâce à des scélérats convaincus. Ces impu-tations graves allarment Henri, qui, pour soustraire Suffolck k la sévéritédu Parlement, le bannit du Royaume. La Chambre des Communesproteste contre cette sentence, fait enlever Suffolck dans son passage-enFrance, & sans procédures, fans jugement,- fans formalités, lui fait- tran-cher la tête fur fa chaloupe même. Ce coup d’autorité fait mépriserHenri: les provinces se soulèvent, le parti du Duc d’Yorck s’accroît &balance déja celui de Lancastre, qui, au lieu d’agir avec vigueur, s’occu-pe de l’inutile foin de justifier les droits & les titres de Henri. Le Ducplus actif, leve une puissante armée, vient combattre son rival, remporteune victoire éclatante, fait Henri prisonnier, & le traite avec la tendressed’un parent & le respect dû à son rang. Alors s’offre un spectacle bril-lant, •& infiniment glorieux k la Nation Angloise; c’est le Duc d’Yorckdemandant au Parlement le sceptre Britannique, & cette auguste assem-blée discutant de sang-froid les droits opposés de Lancastre & d’Yorck,

& déclarant que les titres de ce dernier étoient indestructibles.

Cette décision'eût-pacifié tout, si-Henri n’eût point eu d’ensansz-m'aisson'fils, conduit par Marguerite, sa mere, s’oppòíê les -armés k la maink cet arrêt. Le parti de Richard Duc d’Yorck, ccimbat contre* celui deLancastre; la victoire est balancée entre les deux factions: le Ducd’Yorck tué fur le champ de bataille transmet ses, droits h ses sils,Edouard, George & Richard j & fa mort est-le signal de nouvelles hor-reurs. Edouard, l-’aîné des trois, -combat & remporte la victoire, abat,disperse la faction ennemie/'assemble le Parlement,* se présente, est reçuavec acclamation , entré dans Londres- & est proclamé Roi. II montefur le trône, & le crime, la tyrannie , la cruauté ,- les proscriptions l’ysoutiennent; L'on parti triomphe : mais celui de Lancastre s’anime par lahaine qu’excite la férocité d’Edouard. Les partisans de la maison d’Yorck

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