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Bip. d’Aniatfocheraent;.!• George:,,. Jorfqbsen-rjrival, «fautant- pks 'redoutable qu’àgleterre. d’éminentes qualités il uniflbit les vieux des Puiiîànçes Européennes, &
Introd - un parti nombreux dans l’Angleterre .même,. menace le Souverain & la
Nation. Ce rival formidable est le Prince Edouard, auquel il ne manque,pour recouvrer le patrimoine de ses peres fur un poíTeíTeur aimé , p.uiíTjntpar lés flottes',-par ses armes, par lès .eseíors & ceux de ses sujets, qu’unearmée- aster nombreuse;, assez disciplinée, .pour soutenir ses prétentions, destrésors-pour fourniraux frais de la guerre, & des. places fortifiées.pourarrêter les progrès de ses ennemis. -
Cependmt la guerre continue d’embrafer les deux hémisphères, & c’eftmoins' par les motifs d’une réconciliation sincere que par la conviction tropsensible dé leur épuisement, que les Anglois acceptent la paix, que la Francevictorieuse • leur-offre. ; Mais le Traité qui termine ces longues distendons.,nó fait qùe suspendreTandque.-haine des Anglois, qui commençant à peine àrespirer & oubliant lpurs désastres;passés, ne songent plus qu’à chercher desprétextes pour- violer les clauses du dernier Traité de paix, par lequella France avoir cédé l’Acadie à l’Angleterre, suivant ses : anciennes limi-tes, avec Annapòlis, ou la ville du Porc-Royal. Les Anglois, au mé-pris de toutes ses loix , font tracer de nouvelles limites, inquiettent lesanciens çoionsg ses dépouillenr de leurs polièífions,., 6r insulfent le Pa-villon -FrançoisimvL/injustsee évidente de cette usurpation dans les IndesOccidentales & des hostilités continuées fur mer, est bientôt punie par leliège imprévu du Porc-Mahon. . Envairi les Anglois.,opposent seurs forcesles plus redoutables, leurs Généraux les plus habiles, Port-Mahon nepeut résister à la valeur Fraríçoîse. L’Amiral Byng lui-même, l'un desplus célébrés Amiraux qui aient illustré l’Angleterre:, tenté d’inqtiles effortspour sauver cette place p fa stotte est obligée de fuir devant la flotteFrançoise. - 'aï .>tv - t .
La perte duPort-Mahotine consterne point les Anglois ; elle les pénétréde fureur ; seur orgueil humilié s’exhale en murmures contre le gouver-nement & surtout contre l’Amiral Byng, que la populace irritée accusede haute trahison. Lé Ministère Britannique charmé de voir le peupleprendre ainsi le change, paróîc ne pas trouver injustes ses clameurs &íès imputations. La perte de l’Amiral est résolue , parce qu’il falloicappaifer le mécontentement général, en présentant à la fureur publiqueune victime qui Pempêchât d’assouvir fa colere par des coups plus auda-cieux. 1 Byng couvert de lauriers, Byng/que d’illustres triomphes avoientrendu l’un des plus respectables défenseurs de l’Etat , est poursuivicomme un traître, & condamné à être arquebuse; genre de mort qu’onn’inflige qu’aux derniers des soldats. Cette fcene d’horreur est bientôtsuivie de nouveaux - désastres : malheureuse en Europe, la Nation Angloise* l’est encore plus éri Amérique. Toujours inébranlable, George II se
fait par ses négociations dé nouvèaux Alliés, & la guerre enflammel’Ëurope. Funeste également à toutes les Puissances belligérantes, cettelongue & cruelle guerre, après avoir dévasté les. contrées qui en ont étéle théâtre, est enfin terminée au désir général des peuples par le Traitéde paix du io Février 1763. , •">