HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciiai*. I.
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La postérité de Tum-wen Ilkhan se dissipent insensiblement, & etoit sur .ectioHîe point d’être éteinte , ou au moins de n’avoir plus d Empire con 1 era-ble dans la Tartarie, lorsque le fameux Genghizcan parut (a). . à Turcs.
Telle est forigine des Turcs suivant les Historiens Chinois, niais dontle récit est comparé pour de certains tems avec celui des Ecrivains Occi- Genghu-dentaux de T Asie. Mais dans cette comparaison Mr. de Guignes ne dis- - _tingue pas aíTez soit datis le texte, soit dans les citations, ce qui est ti-ré des uns ou des autres; & il ne marque point la date des faits princi- quci p AÍ -apaux. Quand il dit que Dihbakam Khan est l’Empereur la,& que Mauton qm i 0 aTanjú est O gûz Khan , on ne fait si ce sont les Annales de la Ch “j?disent,ou si C e ne sont que les conjectures de l’Auteur. En suppoun qce soient les Annales Chinoises qui le portent, il fe trouvera une grandedifférence entre leur récit & celui des Tartares ; car solvant les Anna es,
0 §L Khan doit être le dix-neuvieme descendant de Dibbakawi ou d. ïu,
& il n’est q U e fe cinquième selon les Tartares. Ceux-ci ne font auffi deTum-wen que le cinquième ancêtre de Genghizcan ,au-heu que les Anna-les Chinoises le font Chef des Turcs qui sortirent d Irganakon , au-heu deBertìzena , dix - neuf générations auparavant. Si Mr. de Guignes avoit don-rso plus d’étendue & de clarté à ses Extraits , ils auroient pu lervir a e-ctaircir bien des endroits obscurs de V Histoire des Turcs , & remplir desvuides que-npus .rençpntrons dans les Historiens Mahométans , d âpreslesquels nous allons rapporter l'Histoire des Turcs jusqu’àla fondation deì Empire des Selmcïdcs dans l’írau. lePa^-s
Mìrkhond, Historien Persan , nous apprend que Kesie Jmshr'
©a», «U Mafraw selon l’Órthograse PerUme, le fameux Cosroes des Grecs , subjfils de Cabade ou Kobad , parvint au Trône vers 1 an 531; si postât leMawaralnahr ou la Transoxiane, auquel il ajouta d’autres Pays, oc entreautres celui d ’/Jbtela (ù).
■ Le Pays à'jbtela , qui signifie en Langue Persienne Eau dor, tïroit cenom d'un Peuple qui l’avoit conquis quelque tems auparavant. Les Grecsl’appellent par corruption Nephtalites (*) ou Entalites , & un peu mieuxEphtaìïtes. Les Arabes les nomment Hayatheìah. Suivant Procope es fa-talités sont les Peuples qu’on appelle Huns blancs: ils semblent avoir <-maîtres pendant un tems du Mawara'nahr ou grande Bukhane , qu -Dn -feda nomme Hayatheìah (c). Le Docteur Hydo remarque que Hejatelabétoit le titre du Roi de Katlan (d ). Province Orientale du Mawaralnahr;
& Eutycbius rapporte (eì que Goshnawaz , Roi à'Abtela, qui mit ctruzsor le Trône de Perse vers fan 465 , étoit Roi de Balkh & d une partiedu Khorasan:par où il paroît que la domination des Jbtelas avoit cttHort
8ÏÏ Lm.d.ro* d« fffiZ&'gZÏZ £ A,
O) Mirkbond , ap, Teixeiratn, p. 163. (-) E.utycb. Annal. Vol. II. p. m.
v l ent (lue c î uel( 3 Lies Ecrivains d'Europe ont cru que ces Pays ont été peuplésP J ds, & particulièrement par çeux de la Tribu de JStphudu