SacnoN
IV.
Histoiro.des Turcs'jusqu'àGenghiz-can.
40 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. .Chap. I,étendue (*); mais il y a de l’apparence que leur puissance étoic fort dimi-nuée lorsqu "Anusbirwan les soumit à son obéissance. ;
Mais pendant que cé Prince étoic occupé, à étendre ses frontières, Kha-kan Chtni , Roi des Tatars ou Tartares -, attaqua ses Etats avec une nom-breuse armée, lui enleva Samarcande, Bokhara, & plusieurs autres visesdans le Mawaralnahr , qu'il fut obligé d’abandonner dans la fuite, par lesvictoires que remporta Hormoz , petit-fils d ’Anushirmn (a).
D'Herbelot rapporte d'après Mirkhond , que la douzième année de son ré-gné /ínushifvan , ayant contraint les Hìyatéhh de repasser le Mont Paro-pamifus (f), if marcha contré le Khakan dés Turcs Orientaux, qui regnoiídans les Provinces Transoxiá'nes, & í’óbligeá de lui demander la paix, qq’ilne lui accorda qu’eti prenant une de ses filles est mariage M. Eutfcbinsik-conte cet événement d’une maniéré un peu différente ; il dit qúe le Mo-narque Persan , voulant venger sinjure que les Hiyatelah avoíent faite àTiríu .[on a-yeul , fit alliance avec lé. Grand Khakan des Turcs , & lui fitpart de son dessein ; qu’ensuite ayant maréhé contre lés ennemis il lésdéfit & tuà leur Roi ; ce qui le rendit maître du Pays de Bálkh , & desquartiers adjacens du Khorasm; qu’ensuite il alla camper dans la Provin-ce de Fargana (î) & épousa la fille du Khakan ( c ).
On
(a) Mirkhond, ap. Tcixeir- p. 163. blrvan, p. 680.
(*) D'Herbelot, Biblioth. Orient, art Nous- (c) Eutych. Annal. Vol. II. p. 188.
(*) O'Herbelot dit que C’étoient les anciens Indo - Scythes , & qu’ils habitoîent le Paysdft Candahar , le Tibet & Barantola , partie du Tibet , qui a pris son nom de ces Peu-ples. Voy //ìïblwth Orient, art. 1 Hàiateíriù& 'Notuhiriim, p. 421,680,
• (f) Ce- ne peut êtfe- le nom qus Mirkhdiid -dorme á cette Montagne, & nous ne pou-vons décider de quelles Montagnes Mr. W Herbelot veut parler : nous présumons qu’ils’agit de celles qui séparent ou le Pays de Balkh ou le Khorasan.des Indes. Les Auteursdeviennent quelquefois obscurs en voulant expliquer; & en faisant parade de leur scien-ce Géographique, ils font voir qu’ils n'y entendent rien, ;I1 n’y a rien où ils ayent.faitplus dé fautes, qu’en mettant les noms ánciehs au-lieu-des,-modernes, ou ceux qu’ilsont inventés, au-lieu de ceux qu’ils trouvent dans les Auteur? qu’ils suivent: ce qu’il ya de pis, c’eff qu’ils négligent ordinairement\de marquer dans une Mote les noms quifont dans les Originaux 1 ce qui met îes autres dans _f impuissance," de corriger leurs er-reurs'.-'[Si l’Auteur -èn veut à Mr. LT Herbe lot. comme.il y á dè l’appaiënce’, il fait unesortie- aussi peu décente que mal-fondée, Personne ne soupçonnera le savant Auteur deia Bibliothèque Orientale- d’avoir ignoré la-Géographie ; & sur-tout celle de l’Onent. Dureste je ne comprends point que notre Historien, Angfois se soit trouvé st embarrassé àtrouver le Paropamìjus ou Pavopanifus ; il n’avoit qu’à ouvrir Cellarius , Geogr. Antiq.L. III. Cap. 22. II y auroit trouvé îjue'le 'Petrop/fmìjus est une partie dû Mont Taurus,& qtie ce sont précisément les Montagnes qui séparent le Khoraftn & lfe Pays de Balkhdes Indes. 11 auroit pu voir-dans Pline. Stfabon , /Irrian &c ce que ces Auceursdiscntdu Mont Paropamisus & du Pays; des Paropamifades. Sans-doute que -Mr. D'Herpelota voulu , en se servant du nom de Parópamifus, faire connoître à son Lecteur de quellesMontagnes il parloit, ce que le nom Oriental n’auroiypas si bien fait. En supposantqu 'Hnushipwan étoit dans -le Matvaralnajir, ii, aura chaise les Hyateìah du côté du Paysde Balkh , & revenant ensuite sur ses pas if"aura tourné du côté du Turqueslan (r).Rem. b y Trad,] .i -,
(t) Province dû "Màwaralnáhr ou Grânde Bukharie, au-delà du Sihon ou Sir." Voy.D Herbelot, art. líonnouz, p. 458, • -
(1) rlin. L V. c. 27. vi. c. 17; sfrtiô ‘Géogt; ’Xt. XV. p. 4sg, ^ffrûín. De ExpeJir. Alex and,J,. V. C. 3 , 5 . & Hift. Indie. C. II, lidii, Orratvi:.