HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciur. I. 43le devoir , mais Faíkh se retira auprès d ’llek Khan , qui avoir succédé à SucnoiiBokra Khan dans le Turquestan , & il persuada à ce Prince de déclarerla guerre à Mb. . d» Turcs
Nûh , informé de ce qui se tramoit, envoya ordre a Sabcktekm ot a jufqu'àMahmúd de venir le joindre avec leurs troupes entre Kesh & Nejaf , dans Gcnghiz-le voisinage de Samarcande; mais on en vint à un accommodement, par cin -lequel Faëkb obtint le Gouvernement de Samarcande , ce qui mit entiere- J!iík Khaîìment fin à ces troubles en 995. Nûh mourut en paix deux ans après,_ ayant je taire.régné vingt-deux ans, & laissa Jbulhares Mansûr , son fils, qui étoit fortjeune, pour lui succéder dans le Mawaralnahr & le Khorasan. .
Après la mort de Nûh, lìek Khan attaqua Jbulhares , & ayant été joint //rennepar Faëkb , Gouverneur de Samarcande , il se présenta devant Bokhara ,d’où Jbulhares se sauva : mais il revint peu après fur les assurances de n ah .._fidélité que lui donna Faëkb , qu’il déclara Général de ses armées, & ilnomma Baktuzun Gouverneur du Khorasan (a).
Mahmúd Gazni ou le Gaznevide , fils de Sabekteldn , qui avoit ce Gou-vernement , s’étant plaint de l’injustice qu on lui faífoit ^ Jbulhares luidonna Balkh , Termed & Iierat en la place; mais Mahmúd , mécontentde l’écbange, marcha à Nìsabûr, dont le Roi s’enfuit; mais ayant craintd’être déclaré rebelle , il retourna fur ses pas , fans s’approcher feulementde la ville. Baktuzun marcha au secours du Roi, & l’ayant rencontrécomme il s’en revenoit , ce Gouverneur prit un prétexte de conspireravec Faëkb , & ils lui firent crever les yeux , après avoir régné un an otsèpt mois* Ces deux hommes mirent fur le Tronc jîbdahìialcc , le huitic-me Roi ; * mais'" Mahmúd ayant marché contre ces Traîtres, ils se sau-vèrent chacun de leur côté. Faëkb emmena avec lui le nouveau Roi àBokhara , desorte que Mahmúd se vit maître du Khorasan. CependantFaëkb & Baktuzun leverent de nouvelles troupes, & se mirent en devoird’attaquer Mahmúd; ma ìsFaëkb étant venu à mourir, l’expédition s’en allaen fumée.
Ilek Khan en attendant profita de ces troubles, & s avança vers bokha-ra, fous prétexte de secourir Jbdalmalek. Le jeune Roi, trompe par les bel-les promesses, lui envoya pour le remercier ses meilleurs Officiers, qu i-ìek Khan fit arrêter. Jbdalmalek, saisi de frayeur, se cacha dans le desseinde s'échapper; mais llek Khan ayant pris la ville fit faire des perquisitionsfi exactes, qu’on découvrit Jbdalmalek , qui fut envoyé à Uskand (Z) Fier-belot écrit Dizghend ) où il mourut en prison. Ceci se paíla en 999.
Ses sujets proclamèrent un de ses freres, mais il ne jouit pas longtems Est dèfmîde la Royauté, llek Khan,áími maître de Bokhara, se saisit du Roi aveugle à/w-.Jbulhares Mansûr, de ses deux freres, de deux oncles , & d autres per-sonnes de la Famille Royale, qu’il M tous enfermer séparément, & servirParses femmes esclaves. Celle qui avoit foin s Jim Ibrahim Montcser, ayantpris de l’affection pour lui, lui ménagea le moyen de se sauver en lui don-nant son -voile. Quand ce Prince fut en liberté, il se rendit à Karazm,x où
(<*) Miì khon'I, ap. Teixcir, p. 259 & íuiv.
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