HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 67reiìs voisins déplaisoient, voulut les obliger à s’élcignçr ; mais Seljûk ayant Sectionaugmenté ses troupes, eut désavantagé fur lui en plusieurs rencontres,
& ii en remporta íur-tout un fort considérable par. une embuscade qu’il lui j J | c j] u .dressa, qui fut fi bien conduite qu’il acquit une très-grande réputation éiáés', Edans tout le Pays. Ce succès fut le premier fondement de fa grandeur, léurarrt.& lui donna la hardiesse de se présenter devant la ville de Bokhara, où il ffut. très-bien reçu («). . er e ‘
Mirkhond ne parle point de la mort de Seljûk , que nous apprenons de jsquitteledeux autres Auteurs y Ebn Amìd & Ebn Shohnah. (*), qui dans-ce qu’ils rap,- Turkes-portent ; dç lui diffèrent un peu de Mirkhçnd & entre eux;,au : Ebn ,Âmk tan-raconte que Dakak, pere de Seljûk, étant également, sage ck hardi, içRoi des lurcs le coníultoit toujours, & le menoìt avec lui à fa-guerre;qu’il fut le ^premier de fa famille qui embrassa le Mahométifine; que. leRoi fit Seljûk son fils, qui était déjà avancé en âge quand son pere mou-rut', Général de ses armées; mais que s’étant défié dans la fuite de soncaractère fin & rusé , il résolut de s’en défaire,; que Sçljûk en ayant fidC-Onnoissance se : sauva après de Harûn Ssthab Oddawla , Roi de Çhabje ,& luidemanda du secours pour conquérir le Pays des Turcs infidèles; que Hjtrûnlui donna une nombreuse armée pour exécuter cette entreprise, mais queSeljûk , âgé de cent-fept ans, fut tué dans une bataille contre ces Infidèles (p)..
Lbn Shohnah dit que le pere de Seljûk s’appelloit Doliak , ou Dokmak , // íétablitqui lignifie en Turc un marteau , & se prononce aujourd’hui Tohnak. Sel- vers Bok-jûk ctoit Chef d’une des principales familles du Turkestan ; & comme il ^ ata ‘avoit toujours une grande fuite de parens & de gens attachés -à son ser-vice, le Roi prit/ombrage de la grande autorité qu’il s’étoit acquise, oíl’obligea à sortir de ses Etats.
Seljûk se retira dans les Pays des Musulmans, embrassa leur Religion.
II s établit d abord dans un lieu nommé Joud, de la dépendance de Bok-hara dams le/Mawaralnahr, d’où il faisoit .des courses continuelles fur lésTurcs infidèles, & il les inquiéta pendant tout le cours de fa vie, fur ladurée de laquelle Ebn Shohnah est d’accord avec Ebn Amìd, mais il ne .ditrien de fa mort. -
Les Historiens Persans conviennent tous que Seljûk (f) eut quatre fils, SesFìfs.mais ils varient un peu fur leurs noms, qui, suivant le Lebtarìkh , croient
* t e ’,, Mujsa & Timor ; mais Mirkhond appelle le dernier Bigûìeu de Xunos. Ebn Shohnah ne lui donne que trois, fils, qu’il nomme
dderhclot. Biblioth. Orient, p. 800. (b) DTIerbelot , ubï sup. p. 801.
art. òelgiuki. 1
^ Llrnorn de Mûbibo'ddin Abiíl Watìd Mohammed. C’étoit un fameux Docteur"irpR j j ani f ah , & Grand-Cbancelier de l’Irak Arabique. II mourut l’an de l’flé.fort pvast.’ j - O- 1478. 11 a laissé plusieurs Ouvrages, & entre autres une Histoire
n • 7í „ te àMs la création du Monde jusques à l’an 806. de J. C. 1403. D’Herbelot,fil'ç art. ùhobnab.
dit ì leuy!Ì^ ui f^ r ì \ Sadock de blason (1), & non Tangrolipix ou Togrol Beh, comme leest certainemr-^fír car ^ a Von fait Sadoch pere de Dogrijfa , ou Dogri , Dogril Shah, qvû, \ u F^miogrol Bek.
VjUaytoniil^. - n
* •XV,p,377,E ( j; t> Q I y n!E j j j llìft, L. I. p. 71 .Edlt.'Wcclid. i î 51 .
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