HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciiap. II. 83 ^
après y avoir rétabli la tranquillité » il retourna la même année à Bagdad (yj). Section
Suivant le Lebtarikh (b) la bataille dont nous venons de parler, se don- ^ n ,„ nena entre Waset & Cufa. Mais Mìrkhond rapporte que Togrol Bek pour- (ì , Togrolsuivit Basafiri jusqu'à la derniere de Les villes, & quelques-uns de ses fol- Bek 1.dats le trouvant mal accompagné le tuerent, & apportèrent fa tête auSultan (c). Ils se saisirent aussi de tous les esters que lui & Nuro’ddawlat
Doòays (*), qui l’accompagnoit dans la retraite, emportoient avec eux :-i.
D ob ay s je sauva, & s’étant soumis l’année suivante à Togrol Bek, il en fut Ses effetsreçu honorablement (d). .
Après avoir rapporté jufqu’ici ce que nous apprennent les Historiens Récit fiesOrientaux, jettons un coup d’œil fur les Historiens Grecs, & voyons ce rec «-qu’ils disent des Turcs Seljucides: comme ils n’ont pas le même foin queîes Orientaux de marquer la date des événemens, ii est très-difficile d ydonner un ordre chronologique , & de remédier à la confusion qui régnédans leurs récits. Cédrene & Nicèpbore Bryennc disent qu’apres que Tan-groìipix se fut affermi sur le Trône de Perse , il commença à faire la guer-re aux Princes voisins , qu il marcha contre Pijsasire, & qu après savoirvaincu en plusieurs batailles, il le tua, & soumit le Pays des Babyloniens,c’est à-dire Tirait Arabique, à son obéissance.
II envoya son neveu KntluMoyse (f) contre Karmese (f) Roi des Arabes, Défaitemais ayant été défait & mis en fuite, il se retira dans laMédie (f),& s’ar-rêta dans un lieu nommé Baas ou Baasprakan. Delà il envoya prier Eticn -
, Gouverneur de ce Pays-là pour les Romains (§) ,de lui donner passage;mais il essuya un refus, ce qui Tobligea à combattie; il battit Etienne , &le fit prisonnier. II marcha ensuite à Briscium , sur les confins de la Perse,
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(s) Ebn Amid, p. 340. (c') D'Herbe lot , p. 240.
(b) Pag. 142. (d) Abulfarag. p. 226.
(*) C’étoit un Prince Arabe de la tribu d 'Afsad , & Seigneur de la ville de Helia surl’Euphrate, que l’on croît sur de bonnes raisons avoir été proche de l’endroit ou dans laplace même où fut jadis Babylone. L’an 425 , de J. C. 1033, Basas ri partit de Bagdadpour aller au secours de son frere Abu Kawam Tbabit , qui étoit en guerre avec lui. Do-bays vécut quatre-vingts ans, & jouit de fa Principauté cinquante-sept. 11 mourut en 474,
& se distingua par sa vertu & par sa bienfaisance i i). -,
(t) Nommé aussi par les Grecs Kuihi Muse , par corruption pour Kutlu Mish ou M-tolmisb.
(f) On pourroit peut-être croire qu’il s’agit de Karmatb , Prince des Sectaires nom-més Karamctb ou Karametba , ou de quelque Prince de cette Secte, qui commença aCítfa dans P Irak Arabique , si l’oii ne savoir qu’elle avoir été détruite dans le dixiemesiécle. Voy. D'Herbelot, art. Carmath. ,
(t) C’eít plutôt l ’Arménie , à laquelle Baasprakan ou Vaspurakan appartient. CettoProvince est située entre le lac de Wan & 1 a rivière à’Arras. D’autres circonstancesprouvent que ce doit être Y Arménie ou Pcrfrmnènie , qui peut avoir été réunie à la Mé-
die , ou Adherbìjan , que les Turcs conquirent en 1050, comme nous Pavons rapportéci-dessus.
( 5 ) Les Turcs dont il s’agit ici ne furent connus des Romains que du tems de l’Em-bij.^ ur . f on fiantîn Mommaque , qui commença a regner en 1042, mais Osi ne voit pasclairement en quelle année se passa ce qui est rapporté ici.
(1) -Abulfurig. P- 22S , 237 & 252.
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