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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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86 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II.

Section Théodora, qui avoit succédé à Monomaque , les en empêchèrent. Encoiï*I V. rages dans la fuite par l’indolence de Constantin Ducas , qui parvint à l'Em-pj re en 1059, ou selon d’autres en 1057, ils pondèrent leurs conquêtesBek °. de tous côtés (a).

Sultan Après avoir vu ce que rapportent les Historiens Grecs, revenons auxSeljucîde Orientaux. Suivant ceux-ci, Jaffur Eek mourut dans le Khorasan, fande / Iran. pHégire , de J. C. 1061 , & laissa pour successeur son íils Alp

Mort de Arjhn (*) , qui fut auiiì dans ia fuite l’héritier de son oncle , qui mourutJaffar sans entans (b).

Là L a même année Togrol Bek demanda la fille de Kayem Beamrillab en ma-

Mariage r j a g e ^ ma is le Calife la lui ayant refusée, cela donna lieu à divers messa-^oi°" ges & à des menaces de la part du Sultan, qui, l’année suivante 1062," ' défendit aux Officiers du Calife de se mêler des revenus publics (f) ; ceux-ci conseilleront alors à leur Maître de donner la Princesse au Sultan, àquoi il consentit à la fin, mais fort contre íòn gré (-J-). Cette complaisancedonna tant de joie à Togrol Bek , qu’il révoqua i’ordre donné de sailir lesrevenus du Calife, & lui envoya de riches pressens.

Sa Mort. En 455 , la fille du Calife fut conduite au Sultan, qui la reçut avec degrandes démonstrations de joie, & fit des préstns à tous ceux qui l’avoientaccompagnée; mais six mois après, & dans la même année, Togrol Bekmourut à Ray ou Rey, Capitale de l’Irak (r).

L’Auteur du Nighiarijlan entre dans un plus grand détail qu'à Amid ffur le mariage de la fille du Calife, qu’i! nomme Seidah (f). II nous ap-prend, qu’aprés qu ’Amid al Moìk Konderi, Vifir de Togrol, eut par sonadresse obtenu la Princesse pour son Maître, il la conduisit à Tauris, oùle Sultan étoit; que ce fut en cette ville que le mariage fut conclu & lecontract signé; mais que la lblemnité des noces & la consommation dumariage ne se dévoient faire qu’à Rey , pour lors la Capitale de l’IrakPersienne, & le Siégé Royal de Togrol; que ce Prince s’y transporta,pour préparer toutes choses avec pompe & magnificence, mais que leschaleurs excessives de la saison l’obligerent de sortir de la ville , pouraller jouir de la fraîcheur dans k lieu délicieux de Rudbar , où il avoit un

très-

(«) Cedren. Niceph. Bryenn. Curnpalat. (b) D lierbelot , p. 102 7. Lcbtarikh , p. 42.

Leunclav. Hist. Musulm. p. 75. Voy. auílì (c) Ebn Amid, p. 340 & seqq.

Hist. Univ. T. XI. p. 508-511.

(*) On écrit auffi Olè Arfîan suivant le Labtarihb, p. 42; il succéda par la volontéde son oncle Togrol.

(t). Son Vifir lui conseilla de retrancher peu à peu les revenus du Calife, ce qui, fui.van t le Nighiariftan , l’obligea de consentir au mariage. Voy. D'lierbelot, p. 1028.

(J) Suivant Khondemir, dans D’Herbe lot, Kayem eut tant d’obligation à Togrol Beb desavoir rétabli une seconde fois fur le Trône, qu’il crut ne pouvoir mieux le récompenser,qu’en lui donnant sa fille : ce qui étoit le plus grand honneur auquel un Turc pouvoits’attendre (1).

(f) Seidah est le féminin de Seid- ou Seyd , & le nom général par lequel on désigne lafemme ou la fille d’un Seid ou Seigneur.

O D'Hcrhìot, p. 1027, 1028. art. Thtgrttl Iît£.