HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 8 ?très-beau Palais , & que ce fut-là qu’une perte de sang l’emporta en fort Si-ctiohpeu de jours (a); deí'orte que, comme líhondemir le dit, Ion épouse ie y-., r s netrouva mort en arrivant, & s’en retourna comme elle étoit venue (b). ,j e TogroîLes Historiens conviennent généralement que ce grand Prince mourut Bek /.à Rey, l’an de lTIégire 455 (*), âgé de foixante-dix ans : le Lebtarikh (c) s ' dl . an .,lui donne vingt-six ans de régné, ce qui est un de plus qu ’Ebn Amid ne ,lux donne (d). . .
Togrol Bek étoit un Prince d’un bon naturel, sage & politique, que les SmOSeigneurs des Provinces craignoient & ménageoient extrêmement, & au ratìere-quel ils écrivoient souvent (e). Suivant 1 e Lebtarikh, c’étoit le meilleurdes Princes, qui faifoit avec fa famille les cinq prières journalières régu-lièrement, & il jeûnoit le second & le cinquième jour de la semaine; ilne faifoit bâtir aucun Palais pour lui, qu’il ne fît auffi construire une Mos-quée (/). Comme il n’avoit point d’enfans son neveu Alp /írflan lui succéda.
SECTION V.
Le Régné d’Alp Arsian, second Sultan Seljucide de f Iran.
Prince étoit fils de David ou Jaffar Beg (f), qui étoit fils de Mi- Sectioschel ôc petit-fils de Seljûk ; & en succédant à son onde logrol Bek ^ ^ e „ neil réunit les deux Royaumes du Khorasan (j.) &^de l’Irak, avec tout ce ^.^| p ^r-qui en dépendoit: desorte qu’en Tannée 455 de THégire, 1062 de J. C. Han ILdans laquelle il commença son régné, il se trouva seul Monarque de tous Sultanles Pays qui font compris entre les fleuves Gihon ou Amu , YQxus des An- aeijucideciens, & le Dijlat ou Tigre , c’est-à-dire de Y Iran ou de la Perse danstoute son étendue, à la conquête de laquelle il avoit eu beaucoup de part. A jTogrol Bek le laissa aussi absolument maître àBágdad, où le Calife K aye m flan secondvécut dans la dépendance des Seljucides, jufqu’à la seconde année de Ma - Sultan,lek Shah , qu’il mourut (g).
Le nom qu’il prit après avoir embrassé le Mahometifine fut Mohammed , Sa Noms .
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otx a' bu Shejah Mohammed, car il s’appelloit auparavant Ijraël , & celuid Aìp Arjlan (§), qui signifie en langue Turque un Lion courageux , étoit
son
(a) D'Herbe lot, p. 100.8.
O) Idem, ibid. (c) Lebtarikh , p. 4 ^>(«') Eln Amid, p. 341.
(«•) Ibid. p. 342.
(s) Lebtarikh, 1. c.
(g) Kbondemir , ap. D’Herbelot ,p 241.
(*) Le Lebtarikh de Gaulmin porte 453. & celui de D'Herbeht 454; 11 mourut le iS<lu mois de Ramadan. , , ,,, .
(t) Abulfarage le nomme Dawd (David ; Jap-ibeg. parle d Auteurs qm
font da Dawd L de Jaffar deux fils diíïérens de Michel. Voy. D Herèeiot, p. 102. art.
■(fils) til'flsi}'}, j*
_ G) Suivant Kbondemir il avoit commandé dix années enúeies dans
de Lieutenant-Général de son oncle, avant que démonter sur le sròne. DIUp- 104,
( 5 ) Jlp, que p on nrononre aussi llìb & OhiP, lignifie dans la langue des Turcomansun brave L vaillant Capitaine, c’est pourquoi on trouve souvent ce mot dans les non^