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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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histoire generale des turcs. liv. u. cha*. n. 95

les Turcs emporterent aisément la place d’assaut, après que l’orage fut Sectiondissipé, & ruinèrent le Monastère, qui étoit celui de toute la Géorgie i e sgrieoù il y avoit le plus grand concours de pèlerins {a). . cfAlp Ar*

Les affaires, qui appelloient ailleurs le Sultan, comme on l’a dit ci-def- flan ll.fus, étoient les préparatifs qu’il faifoit pour la conquête du Turquestan. SultanII íe mit à la fin en campagne, en 465 (*) à la tête de deux-cens-millehommes, & marcha vers le Mawaralnahr. Quand il arriva au Gihon ouàu, il’fit jetter un pont fur ce fleuve, pour y faire passer son armée, forcesqui étoit si nombreuse q u'elle mit vingt jours à ce pailage. àu Sultan .

Avant que d’aller plus loin, il voulut se saisir de quelques châteaux, & ci-âtea*fit attaquer d’abord celui de Eerzem, Barzani ou Barza, dans lequel un ^^ er 'homme intrépide, nommé Joseph Kotbual, Khorasmien de nation, com-mandoit, qui s’étoit révolté contre le Sultan, si l’on en croit Ebn Amid.

Ce Gouverneur défendit vigoureusement sa place pendant plusieurs jours,mais ayant été enfin forcé & fait prisonnier, le Sultan le sit amener de-vant lui, & le maltraita de paroles fur la témérité qu’il avoit eue de ré-sister si longtems à une armée telle que la sienne. Joseph , qui s’attendoitque le Sultan loueroit plutôt fa bravoure, irrité d'un traitement si inju-rieux , répondit au Sultan avec beaucoup de fierté, & lui perdit enfin lefefpect. Ce Prince ordonna aussi-tôt qu’on rattachât par les mains & lespieds à quatre pieux , pour le faire mourir cruellement.

Joseph ayant entendu prononcer cet arrêt, tira un couteau d’une de ses Le Sultanbottines, & menaçant le Sultan lui dit: Homme indigne, est-ce-là le traite-ment que mérite une personne de ma qualité ? & s avançant en même temspour le frapper, les Gardes du Prince voulurent se jetter sur lui ; mais leSultan, qui n’avoit pas son égal ni pour la force ni pour s adresse à tirerde Tare, les empêcha de l’arréter, & décocha fur Joseph une fléché,

{Ebn Amid & le Lehtarikh disent trois) qui le manqua. Alors Joseph cou-rut de toute fa force fur le Sultan, & le blessa mortellement ; Ebn Amiddit que ce fut dans le côté : l’assaffin se défendit encore longtems contreles Gardes de ce Prince , & il en avoit déja blessé plusieurs, lorfqu’un desValets de chambre (j) du Sultan le coucha par terre d’uncoupde levier (ù).

Un autre Historien rapporte, que lorsque Joseph s’avança, le Sultan leleva pour descendre de son Trône, & que le pied lui ayant glissé il tombamr le visage, & que Joseph se jetta sur lui, lui mit le genou sur le corps& lui perça le flanc; que le Sultan s’étant levé passa dans une autre ten-

t e j & qu’mi des Valets de chambre donna un coup fur la tête à l’aíìâs-sin (c).

Alp

fZO a P‘ E>'Herlelot, p. 103. líhondcmir , ap. D'Herbeìot , p. J03,

\) ' n Ami d, p. 344. Aíulsarag. p. 228. (<•) Abuìsarag. Hist. DynafF.'p; 228.

• Ap <ìafar de l’an 464- Saracen.. , au mois de sejat ^

(*) Ebn Amid dit qu’il parut de Bagdad hambre Gam ah ne

O) Le assure qu’il ^^^^Isarage dit que ce fut avec un mat-

avoit dovmé un coup de pierre sur la. têtu* jteau qu’ il 1e frappa.