ÏOO HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II.
Section le château de Shayzar (*), qui demeura dans fa famille jufqu’à ce queVI. Mabmûd al Adel Nûrodâin fils de Zika ou de Zenghi le prit, après un trem-blement de terre qui l’avoit ruiné. Sedid Oddawlat , Prince d’un grandShah //A mérite, & excellent Poète, étant mort en 475, Abul merhaf al Nasr , fur-Suhan ' nommé Malek Oddawlat , son fils, lui succéda à Shayzar.
Seljucide L n 477, Malek Shah envoya son Général Kastakar (f) à Bagdad ende /’lrati. q ua ]i t é de son Lieutenant, dans le tems que le fils de son Viíìr étoit dansRévolte de cette ville. La même année Takash (f) son frere fe révolta contre lui,Takash. & ayant pris Marina , dans le mois de Ramadan , qui est le tems du Carê-me des Mahométans , il permit à son armée de la piller pendant troisjours, tandis que lui & fes compagnons faifoient la débauche dans la gran-de Mosquée avec des femmes & s’enyvroient. Malek Shah , ayant marchécontre lui, il fe retira dans le château de Bcrjcs , qui fut bientôt pris, &Con renferma ailleurs.
Soliman La même année Sh ars oddawlat fils de Korays , Souverain d’Alep & deShah est Moful ,s’avança pour attaquer Antioche,dont Soliman fils de Kotohnish (|)tué - étoit le maître; celui-ci mit son armée en déroute, & il mourut de lesblessures. Sultan Tajoddawlat, ayant appris fa mort, marcha l’année sui-vante à Alep, accompagné du Turcoman Ortok , qui avoit soumis HoU•wan (**) & Habela. S’étant ligués ensemble pour attaquer Soliman , Prin-ce d’Antioche, il fe donna plusieurs combats entre les deux partis fous lesmurs d’Alep, & dans le dernier Soliman fut tué & fes troupes furent misesen fuite. Par-là Alep (ft) tomba entre les mains de Tajodawlat , qui de-vint maître de la Syrie.(0).
Les Historiens Grecs disent que le grand Sultan ayant appris l’heureuxsuccès des armes de Tutuse (§§), c’est ainsi qu ils appellent Tajoddawlat ,& appréhendant qu’il ne devînt trop puissant, chercha à fe fortifier, enproposant une alliance par un mariage entre son fils & la fille de l’Empe-réur Alexis ( b). On trouvera le succès de dette négociation dans l’PIif-toire des Seljucides de Rum ou de Y Asie Mineure.
Origine L'an 483 de FHégire, 1090 de J. C. les Batbaniyah (jj), ou Bathaniens ,des Assas- COm-
linS * (4) EbnAmid, p. 350 . & seqq. ( ’h ) Anne Comnene, L. VI. Ch. 8.
(*) Cette place qui est sur Y A ft ou Oronie, est la même que les Historiens des Croisa-des appellent Césarée.
(f) Dans la Copie de Fatier on lit Akstakar , ou, comme il écrit, Extdkar.
(f) Dans Fatier & Erpenius il y a Nifus , fans doute par l’effet d’une mauvaise ponc-tuation ; car il ne pouvoit pas avoir deux freres du même nom, Tajoddawlat étant auffinommé Nifus.
( 4 ) Les MSS. de Fatier & d’Erpenius portent VtoUtnêe.
(**) Holwan est une ville fur la frontière septentrionale de l’Irak Arabique, proche del’Irak Persienne.
( 44 ) 11 semble plutôt que ce doit être Antioche , ou qu’il se rendit maître de ces deuxvilles.
( 55 ) Plutôt Tatash , suivant Abulfarage.
( 44 ) Ce font les Sectateurs de Hassan Sabah , qui fonda la Dynastie des Ismaéliens enPerse, dans le tems indiqué dans le texte. Les Bathaniens étoient entièrement dévoués àîsur Prince, ils se tuoient & aílaíHnoient les autres au premier ordre qu’ii leur en don-
coît.