histoire generale des turcs. liv. ii. Chap. ii. ioi
commencerent à s’emparer des châteaux de l’Irak Persienne & du Dìlem. sectionL e premier qu’iìs prirent, nommé Rudbar, étoit dans la seconde de ces VI.Provinces; ii appartenoit à Kamak sujet de Malek Shah, & le Couver- ^neur, qui se 6t Bathanien, le livra à Hajsan fils de Mashak, pour la son)- Shah [[[%me de douze-cens écus. Ce Hajsan étoit natif de Marwa, & avoit été SultanSecretaire d ' Ahdolrezak , à Haram. Etant passé ensuite en Egypte, i! Seljuciderencontra un Bathanien, qui en fit un prosélyte de sa Secte, dont il de- de/Jran -vint, par le consentement de tous les autres,le Maître & le Chef. II eutbientôt un grand nombre dp Sectateurs; & comme il devenoit puissant,
Malek Shah lui fit faire un message menaçant, & le somma de lui rendreobéissance.
L’Ambassadeur ayant été conduit en sa présence, il fit appeller quel- Leur m-ques-uns de ses gens, & commanda à un d’eux, qui étoit un jeune hom- trépdnt.me, de se poignarder, ce qu’il fit lans balancer : il ordonna à un autrede se précipiter du haut du château, ce qu’il exécuta sur le champ & secassa le col. Après quoi il dit à l’Envoyé, que toute la réponse qu’il avoità faire au Sultan, c'étoit qu’il avoit soixante-dix-mille hommes fous sesordres, prêts à lui obéir, comme il venoit de le voir Le Sultan fut surprisde ce qu’il apprit, & comme il avoit d’autres affaires, il laissa les Batha-rfiens en repos. Ils s’emparèrent dans la fuite de plusieurs autres châteaux,
& entre autres de celui à'AI Mut ou AI Mavit , qui signifie la mort, doncils firent comme leur Capitale & leur Siégé Royal (a).
ils se rendirent bientôt fameux par leurs assassinats ; peu de tems aprèsils tuerent Nezam al Molk , Vis r de Malek Shah, un des plus grands hom-mes qu’il y ait eu parmi les Mahométans, lequel avoit été depose quel-
que tems auparavant.
Les Auteurs rapportent différemment ce qui donna occasion à la dis-grâce de ce Ministre , cependant ils conviennent tous qu’elle fut causéep,ar une réponse imprudente K peu mesurée à un message que le Sultanlui fit faire sur la conduite insolente d’un ou de plusieurs de ses fils, caril en avoit douze; Khondemir assure que ce fut la Sultane qui le fit disgra-cier: cette Princesse, irritée de ce que le Visir s oppofoit au dessein qu el-le avoit de faire déclarer son second fils (*) Successeur de Malek Shah yl’accusa auprès du Sultan de disposer de toutes les Charges & des Gouvernemens, & de les partager entre ses fils.
Le Sultan, offensé de cette façon d’agir, & de ce qu’il dìsposoìt desCharges fans le consulter, lui fit dire, que s’il ne changeoit de conduite, illui f émit quitter le bonnet & l’écritoire, qui écoient les marques de fa Dignité.Is’ezaiìiy fort surpris de ces menaces, répondit que le bonnet qu il portoit V to
Disgrâcedu VifirNezam aïMolk.
O) Ebn Ami d, p. 353.
Charge
■ tinrent fous le nom d’ Assassins- Onnoit. Us font connus dans nos Historiens P nn 'ssy^áílies, D' Herbe 101 , art. lìathanìah,peut consulter fur ce qui les regarde & W r leur *
Ismaïliens & Hajsan Sabab.
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Kbmâemir le nomme Sanjw , niais C , mort àc soft
la Sultane tâcha de mettre sur le Trône, âpres la mort «o
nomme Sanjar , mais c’est une méprise ; il s’agit de Mahmûcl , que
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