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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv.-IL Chap. IL
SE -y T [? í( P 313 COhsidérables. d’abórd-, 'élles devinrent en peu de tems formidables ,.Urcme P ar le g raní ^ crédic quó Mowiad avoir dans le Pays. En ce tems-là lésde Bavkia- Grands de la Cour, mécontens de. Mojared Al Molk Kìamï , Surintendanc
rokSultanSeljucidede /’iran.
Secourupar Ay-yaz.
Il défaitsesfreres.
Le TraîtreMowiaddéclaréVifir.
des Finances du Sultan , parcequ’il ménageoic si fort qu’il leur retran-choit souvent une partie de leurs appointemens, l’attaquerent dans fa mai-son , & l’obligerent de fe. sauver dans le Palais du Sultan. Ce Prince ayant,refusé de le leur livrer, ils donnerent l’aífaut au Palais, le forcerent, tail-lèrent Kiami en pieces, & en auroient fait autant au Sultan , s’il ne s’é-toit échappé par une porte de derriere, abandonnant l’irak à son frété.
Mohammed fe trouvant ainsi en possession d’un grand Etat fans coup fé-rir (*), nomma d’abord Motu/ad Al Molk son Visir (a), & envoya un Am-bassadeur à Bagdad pour obtenir qu’on priât pour lui le Vendredi dans lesMosquées ; mais: Barklarok y étant venu en 493,, fit supprimer son nom ;& ayant levé .une nombreuse armée, il attaqua Mohammed à Mahdan ,marison frets le battit encore, & il. se sauva à peine avec cinquante che-vaux (b). Obligé de quitter la ville de Ray, il fe réfugia dans le Khuze-fian, où Ayyaz , ci-devant esclave cfe Malek Shah , commando!t avec unpouvoir presque absolu (r). Ayyaz mit le Sultan en état de se voir bien-tôt à la tête d’une puissante armée, avec laquelle il battit en plusieurs ren-contres les troupes de Mohammed, pendant le cours de- l’année 494.
L’an 495, de J. C. 1101 ; il fe donna encore une bataille ; Barklarok,qui avoit cinquante mille hommes , mit en déroute Mohammed, qui n’enavoit que quinze-mille. Celui-ci prit la route du Kborasan pour demanderdu secours à Senjar', s’étant arrêté dans le J or j an , Senjar vint le joindreavec ses forces ; ils fe rendirent à Damegan , & dévastèrent le Pays à un telpoint, que les habitans, n’ayant pas feulement des charognes pour fesustenter, se mangèrent les uns les autres (d). Les deux freres s’étant en-suite avancés pour combattre Barklarok, furent mis en fuite, «St leur me-re ayant été prise prisonnière, fut échangée contre des prisonniers queSenjar avoit faits auparavant.
L’année suivante, la 496. de ITIégire & la 1102. de N. S. le Sultan as-siégea Mohammed dans Ispahan, mais la disette de fourrage «St de vivresl’obligea bientôt de fe retirer. Mohammed leva de nouvelles troupes , «St-ayant été encore défait, il fut obligé de fe sauver en Arménie (e).
Une chose digne de remarque, csost que le Kotba ou la Priere fe fit tours tour pour ces deux Sultans à Bagdad , selon que l’un ou l’autre avoit ledessus. Tant cette cérémonie paroiíìoit importante aux Princes Mahomé-tans , aussi longtems qu il y eut des Califes, quoiqu’ils ne fussent alors quesombre de ce qu’ils avoient été autrefois.
Nos Lecteurs seront sans doute curieux de savoir ce que devint àwis-/,
. . sau-
fs)- Khondemir, ubi fup. p. 186. & fulv..(£) Ebn Amitl, 1. c.
PÔ Khondemir , ubi fup.
( 'd ) Abulfarag. Hist. Dynafl. p. 243.(Ú Ebn Amid , p. 3P4 & seqq.
(*) Ebn Amid dit que Barklarok envoya des troupes contre lui, mais qu'au lieu decombattre elles passerent de son côté.