HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Lïv. IL Chap. II. iiifauteur de tous. les troubles.' Dans une des à tailles dont nous avons Suctio»-parlé, .où Barkiarok -èut l’avantage, Mowiad iut fait prisonnier,au.lieu Vil*-de subir le châtiment qu’il avoir mérité, il gagna si bien par son adresse Le régnéJes principaux Seigneurs de la Cour , qu’à leur sollicitation le Sultan, quiétoit naturellement bon, lui pardonna , & lui donna peu de jours après la sultanCharge de Visio II n’en jouit cependant pas longtems: Barkiarok s’étant Seljucide-retiré un jour. pour reposer, écouta f entretien de ses valets de chambre:, dé-Jitan.
qui le croyant endormi parloient librement , & i’un dieux.dix: Les Brin- ...
ses Seljucídes font'€ m camtìere 'bien différera de xeluiddes- autns 'Brimés ,• ils .•■ne savent -ni se f aise craindre, ni se venger des injures qu’ils reçoivent ’, pàrexemple, ajouta-t-il, ce Mowiad, qui a causé tant de maux, est élevé-par leSultan à la Charge dé Visir-, pour récompense de tmtes ses trahisons .
Barkiarok , touché au vif de cette critique de fa conduite , commanda Est tuLçeu après qu’on fît venir le Visir, & lui dit de s’asseoir ; puis fans autre■discours, d’un coup de son cimeterre quai a volt à Ja main , il lui coupa íatete avec tant d’adresse, qu’elle demeura .ter les 'épaules jusqu à ce que iecorps fût tombé par terre; se tournant ensuite vers ses: Courtisans : Voyezmaintenant , leur dit - il, fi les Princes de ma Maison savent se faire craindre ■
■& fe venger de ieur ennemis.
Pendant que cette tragédie se jouoit à la Cour , les armées d u Sultan Partagede Mohammed son frere escarmouchoient souvent, mais fans en venir (ìen une action générale. En si n l’an 498 delTíégire, 1104 de J. C. (*)
■paix sc conclut, & par le Traité Mohammed •demeura, maître des-Provin-ces de Sham ou Syrie , de Diarbekr al Jazu-eb ou Mésopotamie , de Mo-íul, d’Adherbijan, d’Arménie & de Géorgie; & le reste de l’Empire, sa-voir la Perse , l’irak , le Kerman , le Khorasan, le Mawaralnahr & unepartie de l’Indostan , dévoient appartenir à Barkiarok (a). On convintuu'ffi qtìe Barkiarok ne vmàroh pas trouver son frere âu Ion des tambotìrs, ' 'i^qu'on he priewit pas pour lui dans les Provinces cédées à Mohammed (kj. '
Les guerres civiles , quiavoient pendant tant d’années agité (es Etatsdes Seljuciiks , étant ainsi terminées par le partage de l’Empire entre les ' 4
freres, jettons un coup d*œil du côté de la Syrie , & voyons ce qui s’ypassa, dans les Pays voisins, pendant ce tems-là.
Nous avons dit ci-dessus que Tajoddawlat , Roi de Syrie , fut tué dan-S Jfairestme bataille contre Barkiarok auffi-tòt que la nouvelle de fa mort vint aux de Syrie,oreilles de Reâwàn son fils, qui étoit à Damas , il fe rendit à Alep , s’enmit en possession, & prit le titre de Tahro’l Molk c’est-à-dire lu gloire duRoyaume. Son frere Dekak Shcms al Molk, ce qui signifie le Soleil du Ro-yaume , le suivit de Diabekr avec une partie de son armée & de celle deson pere , & demeura avec lui. Mais ayant reçu peu après des Lettresde Subtekkin al Hadim, Lieutenant de Tajoddawlat fans le château de Da-mas , il s’écbappa à l’iníu de Redwan ; <ct quoiqu’il fût chaudement pour-... suivi,
(«) Khon/lemir , ubi sup. 187* (D Abulfarag. L c. '
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(*) Ahuifarage Alt que ce fut en 497 ; il ne compte pas mon plusf Adherbijan, í’Ar-xnenre & »a Géorgie ;parníi les Provinces cédées à Mobutu,ucd. . . y