x ia HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II.
Section suivi, il arriva à Damas, dont il prit possession. Dekak fit Subtekkin sonVU- Lieutenant dans le Gouvernement de ses Etats , mais bientôt après il mit
Le régné en p a pi ace {' /Jtabe k (*) Tegtekkin , qui avoit été du tems de Tajoddawlatxok *lvT' Gouverneur de Damas & de Miyaferkin, & Précepteur de Dekak. II futSultan fait prisonnier à la bataille où son Maître perdit la vie , & s’étant sauvéSeljucide son ancien éleve le reçut avec de grands honneurs & lui donna la placede /’lran. âe Subtekkin , ou Subekkin ; celui - ci en témoigna tant de ressentiment que” “ Dekak le fit mourir.
Elle est Dekak ayant marché en 489 avec ses troupes vers les côtes de la Mer,soumise -Reitoan, qui aspiroit à reprendre Damas, s’avança en diligence avec uneaux fils de g ranc j e ar mée pour surprendre cette ville. Les habitans lui ayant ferméIatash. p 0rt es , il fut contraint d’y mettre le siégé ; & Dekak , qui revint furses pas, l’obligea de se retirer. II prit alors le parti de s’adresser à. MostaAli , Calife d’Egyptè , à qui il promit de faire prier pour lui dans Alep,s’il vouloit lui aider à se rendre maître de Damas." Mosta Ali accepta laproposition, (Sc on pria pour lui ; mais comme il me tint pas parole en en*voyant des troupes, on neJui fit pas long-tems cet honneur (a).
La Croi- La Syrie étoit à peine réduite fous l’obéissance des Turcs Seljucicles ,fade. q U i ] a conquirent fur les Arabes , qu’elle se vit inondée d’iine armée de-Francs (f) ou d’Européens, rassemblés des extrémités de l’Occident. IIs’agit de la fameuse Croisade qu’on nomme communément la Guerre Sain-te ", où.tous les Princes se liguèrent pour tirer le sépulcre de Jésus- Christà Jérusalem d’entre les mains des Mahométans, & les chasser de la TerreSainte; entreprise qui fut l’efiet d’un zel.e aveugle & d’une dévotion malentendue , que leur inspira artificieusement le Pape , plutôt pour réussirdans ses ambitieux desseins Q), que pour l’intérêt de la Religion, qui en..fut le prétexte. .
Les Pour exécuter cette extravagante entreprise , qu’on peut avec raisonFrancs .nommer une phrénésie religieuse, ou une expédition de Chevaliers Errans,s'einpa- une , nombreuse armée de Francs , commandée par le Roi Baudouin, entraSche. '’en Syrie en fan née 491 , assiégea Antioche & prit cette ville. Nous 11erapporterons point ici ce que les Historiens Chrétiens disent de ce siégé,l’ayant fait ailleurs (L) ; nous nous bornerons principalement à ce que l'ontrouve dans lps Historiens Orientaux fur cette guerre.
j- . . Auss-
(d) Ebn Amid , p. 360 seqq. sb) Iiist. Univ. T. XI. p. 531, 532.
(*) Dans les Exemplaires dont fe font servis Èrpenius & D'Herbe lot , il y a Ababck.Atabek signifie en Langue Turque Pere de Prince , c’fst la qualité qu’ont porté plusieursSeigneurs, qui étoient Gouverneurs & Directeurs de l’éducation des Princes de la mai-son des Sdjucides ; ils devinrent insensiblement si puissans , qu’iis sondèrent quatre Dy-nasties dans F Irak , PAdherbijan, la Perse proprement dite, & dans le Laristan. [Je nesai où hotre Auteur a trouvé que Mr. D'Herbclot employé, le'nom A' Ababek, au lieu de•celui d ' Atabek ^ puisque l’on-troilve non seulement-cê-dernier comme titré, mais encoreles titres des quatre Dynasties des Atabeks. Biblioth. Orient, p. 142, 153. Rem. d uT U A D.] ' . . ■ . ■ ;
(t) Ou plutôt Franji , Franqûis; c’est le nom que les Orientaux donnent aux Italiens,sc aux Européens en général.
(j) Purcbas a exposé ccs desseins, dans fa Collection osTraveh } Vol, II. p, 1245.