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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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itfa HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciiap. IV.

Section gne deux ans après fa mort, selon la date à’ Ebn Amid ; & si nous suivonsH- le calcul de Hamdallah al Mestufi, qui place le commencement de son re-ìeSoT ’ 16 ë ne tn 477 ' de J. C. 1084, cette date s’accordera avec les années de laimn /. vie de Soiiman , mais ne lui laisse qu’un an de régné, si nous fixons le temsSultan de de fa mort comme Ebn /imid , tandis que suivant le système des autresJloum. Historiens Orientaux cela lui donneroit un régné de vingt-trois ans. D’ail-leurs Cèdrene , Zonare & d’autres Historiens d’Occident, confirment le cal-cul de hhondemir &c. contre Ebn Amid , en parlant de Soiiman, qu’ils ap-pellent Soiiman Sb ab , comme faisant des conquêtes & donnant des bataillesplusieurs années après l’an 1085 (a). La. Chronique de Jérusalem rapporte en.particulier les termes d’une Lettre que Soiiman écrivit en 1098 au Sultan duKbora'an , lui demandant du secours contre les Francs . qui lui avoient enlevé Nicée£? la Romanie, par où il entendoit le Pays de Rvum ou l’Aíie Mineure.

N’est.pas Mais quoique la pluralité des voix soit contre nous fur cet article, nouscependant avons cependant de bonnes raisons de préférer le témoignage d 'Ebn Amiddifficile à A à'Anne Comnene. On n’a qu’à considérer que les Historiens que D’Her-belot a consultés, parodient avoir été très-peu instruits de ce qui regardeles Seljucìdes de Roum, comme nous savons fait voir; & que tout ce quece Lexicographe a rapporté tiré de ces Auteurs touchant la mort de Soli-man, n’est qu’une simple date, dénuée de circonstances qui l’appuient;au lieu qu’Ebn /imid & Anne Comnene racontent non seulement la maniérédont Soiiman est mort, mais que cet événement est lié avec d’autres faitsarrivés ailleurs; ce qui est la plus forte preuve, que la date que le pre-mier marque est la véritable. Pour ce qui est des autres Historiens Grecs, 'après ce que l’on a dit, il suffira de remarquer qu’ils n’ont pas eu lesmoyens d’être aussi bien instruits des choses de cette nature, qu’une Prin-cesse de la Famille Impériale.

INTERREGNE.

Usurpa- Suivant Kbonàemir & les autres Historiens Persans, consultés partim des D’Herbe lût . Soiiman laissa pour successeur son fils Dawd ou David, íur-Gouver . nommé Kilj Arjlan, ou l'Epée de Lion, qui monta fur le Trône l’an 500,murs, d’abord après la mort de son pere ( b ). Mais il paroît par Anne Comnene,que la mort imprévue & tragique de Soiiman fut suivie d’un Interrègne,que les Gouverneurs des Places de 1 Asie Mineure s’en rendirent les maî-tres , & que Khliziafilan, ainsi que les Grecs nomment par cormptionKilj Arjlan, demeura en Perse jusques vers l’année 1093, qu’ii revint àNicée, ce qui fait un interrègne de huit ou neuf ans.

Comme nous ne trouvons rien dans les Historiens Orientaux touchantles affaires des Scljucides de Roum, depuis la mort de Soiiman jusqu’àcelle du belliqueux Sultan son fils, à l’exception de la derniere expédi-tion de celui-ci où il périt, nous n’avons pour unique ressource que les Histo-riens Grecs, & sur-tout la Princesse Anne Comnene, qui est entrée dans un

assez

00 v °y- llffi. Uiiiv. T. XI. p. 531. (J>) Voy. mierbdet , ubi supra.