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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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III.

Le ,-egnede KilifArflan I.11. Sultande Roum.

Tzakasdéfait lesRomains.

i6 (5 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. IV.vant Apolloniade, & se rendit maître de l'enceinte qu’on nommoit Exepole,comme qui dirok la ville extérieure, ou le dehors de la place. Les Turcsdéfendirent vigoureusement la Citadelle jusqu a l’arrivée du secours qu’ilsatcendoient; alors Je Général Romain prit le parti de la retraite, & fitembarquer ses troupes fur ses vaisseaux. Mais tlkane s’étant saisi de l’em-bouchure de la riviere & du pont, les Romains furent obligés de repren-dre terre & la plupart périrent en combattant. L Empereur envoya d au-tres troupes fous la conduite d’O pus , qui emporta Cyziqne ot Pcstnanenon d as-saut - & ayant assiégé Jpolloniade, contraignit Elkane de se rendre ; on l’en-voya à l’Empereur, qui le reçut fort humainement, & il embrassa le Chris-

tia pendant sl qu /ifexis avoit à soutenir la guerre contre les Patzïnacicns , Na-tion Scythe qui habitoit la Podolie & la Moldavie, jl eut avis que le filsd’ Apclkaïjem , Gouverneur de Nicée, ou Satrape .comme l’appellent les an-ciens Perses, ou Amiral (*) comme l’appellent les nouveaux, avoit en-vie d’aíiiéger Nicomédïe. Dans le môme tems un certain Turc, nomméTz úas forma le dessein d’équipper une Flotte ; il employa un hommenatif dè Smyrne, qui lui construisit plusieurs vaisseaux & quarante bar-ques, avec lesquelles il fit voile vers Clazomcne , qu il prit fans peine, demême que Phocée . De-là il écrivit une lettre menaçante à Alope , Gou-verneur de Mitylene , lequel prit la fuite. Tzakas se rendit d’abord devantMitylene, mais il y trouva les habitans de Métymne , ville de l’Iíle assise àl’endroit le plus élevé , bien résolus de se défendre , ce qui le déterminad’aller à l'fsse de Chio , dont il se rendit maître par force.

Quand l’Empereur en fut instruit, il envoya une 1 lotte pour le com-battre , mais elle fut battue: ce Prince en équippa aussi-tôt une autre, dontil dônna le commandement à Constantin Dalajfine, son parent. Ce Géné-ral souhaitant de réduire Chio pendant que Tzakas étoit absent, fit brè-che à la muraille , ce qui obligea les Turcs à implorer la miséricorde desRomains. Mais pendant que Daìajsene différois d’entrer dans la place pourempêcher le massacre , les assiégés réparèrent la breche durant la nuit.Tzakas arriva en même tems de Smyrne, & aborda de 1 autre côté de l’Is-]e - il marcha à la tête de huit-mille hommes, tandis que fa Flotte Je sui-vost le long du rivage; étant remonté ensuite sur ses vaisseaux, il rencon-tra dans la nuit ceux des Grecs, Opns qui les commandoìt, .étonné de ladisposition toute nouvelle de la Flotte ennemie, dont les vaisseaux étoientattachés avec une chaîne , desorte qu’ils ne se pouvoient séparer , n’osaavancer. r _

Tzakas le suivit lentement , & ayant mis enfin les soldats a terre, ilcommença l’attaque. Quand les Turcs approchèrent, les François prirentleurs lances & marchèrent brusquement à eux; mais les ennemis ayant ti-ré fur leurs chevaux les contraignirent de se retirer en désordre vers lecamp, & puis de s’enfuir ouvertement aux vaisseaux. Les Romains, ef-

fray es

(ç{) Ann. Comnen. !.. VI. Ch. II & 12,

(*) Ou plutôt Amir , d’où vient notre mot Amiral.