Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
181
JPEG-Download
 

HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. IL Chap. IV. iSrq u il étoit le quatrième: c'est ce qui s'accorde avec le calcul de l’Auteurdu Nigbiaríjìan, qui compte quinze Sultans, contre le sentiment généraldes Historiens Persans ; ces Historiens mettent le commencement du régnéde Majsud, comme troisième Sultan, en l’année 500 de l'Hégire, de J. C.

Iio6 : mais s’il étoit le quatrième, il faut placer le commencement de sonrégné plus bas; & en supposant qu il succéda à son frere Saysan , après sa-voir fait mourir, suivant le témoignage à'Anne Comnene , il aura commen-cé à regner lan de J. C. inó , de l’Hégire 513.

■ D'Herbelot ne nous fournit rien d’après les Auteurs Orientaux, que lafeule circonstance marquée ci-dessus, qui ne sert qu’à contredire le Sys-tème qu’il a adopté, & à appuyer le nôtre. Abulfarage ne rapporte austique deux faits touchant Majsùil; mais les Historiens Byzantins suppléentencore ici à ce qui nous manque d’ailleurs, & nous y trouvons bien desMatériaux pour l’Histoire de ce régné.

, L’Empereur Jean Comnene , qui avoir succédé à Alexis , voyant que lesTurcs (’*), au lieu d’entretenir les Traités faits avec son pere, saccageoientplusieurs villes de Phrygie aux environs du Méandre, marcha contre eux& les défit, prit la ville de Laodicée & la ferma de murailles; après quoiil revint à Constantinople, où il ne demeura pas longtems: il en repartitpour réduire fous son obéissance Sozopolis en Phrygie. Mais parce qu’elleétoit défendue par une forte garnison, & par les précipices dont elle étoitenvironnée, il ordonna à quelques troupes de se tenir à une certaine dis-tance òí de tirer de loin sur les habitans. II les attira par-là en rase cam-pagne comme l’Empereur s’y attendoit, & pendant qu’ils pourfuivoientles Romains, qui faifoient semblant de fuir, ils furent coupés par des trou-pes qui étoient en embuscade; par cette ruse la ville tomba entre les mainsde l’Empereur. U réduisit ensuite un Fort, nommé la tête de l’Epervier,(k diverses autres petites places, dont les Turcs s'éroient emparés (a).

Quelque tems après il entra en Paphlagonie, & fe rendit maître deCastamone; mais étant retourné à Constantinople, Tanisman , 'Pure deCaopadoce, dont on a parlé fous le régné précédent, reprit cette ville &passa la garnison au fil de l’épée. L’Empereur en ayant eu avis, marchade nouveau de ce côté là, mais quand il fut arrivé devant la place, iltrouva Tanìstnan mort, & que Mohammed, qui étoit brouillé avec Masût ,Gouverneur de Cogni (f), en étoit maître. II s’allia alors avec Ma fût,A ayant reçu de lui du renfort, il marcha contre Mohammed ; mais cedernier engagea le Sultan à rappelier ses troupes, desorte que l’Empereurfut obligé de ne se servir que de ses forces. 11 ne laissa pas de reprendreCastamone, & d’assiéger Gangres, puissante ville du Pont, qui avoit étéprise un peu auparavant par les ennemis. En ayant battu d’abord les mu

rail-

(<7) Nicetas, Hist. de Jean Comnene Ch. III.

, ^ , ci Per r„ & généralement il leur donne

(*) Nicetas, que nous suivons, les no renient de Perse tomber sur l’Empire,

ce nom, soit parce que les Turcs vinrent origuv

soit qu’U crût qu’ils en venoient encore. -, /-; ouverneur ,

G) Ici Ma/Ut . ou Majsud , qui étoit Sultan, est qualifié Gouverneur.

z 3

Section -

V.

Lc régnéíîfMaíTûd,IF. Su 1 1 ande Rourn.

L'Empe-reur ferend maî-tre de So»zopolis.

1120. -

Ej de Cas-tamone.

Et deGangres.