192 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. IV.
Siîc.t.iow Comme les Romains se retiroient, un Turc qui étoic sur une hauteursVI. en tua un grand nombre à coups de fléchés, Phàurs tirèrent aufli fur lui,Le reg»e mus ij eut f adresse d’éviter leurs traits, jusqu’a ce que Manuel Xerus , é-AríhnV tant iÌE:icendu de cheval, alla á lui l’épée à la main & lui en fendit laF. Sultan tête, quoiqu il demandât la vie, après avoir donné la mort â tant d’au-rfíRoum. tres. Un Diacre des parens de Nicètas , s’écant chargé de butin à Carac,--- - ne l’abandonna point comme les autres par la crainte du danger. Quel-
d^Uers ques-uns admiraient fa fermeté de marcher lentement au milieu des enne-Uuerríers. wis , & les autres fe moquoient de son avarice, de préférer du butin à' fa propre vie : pour lui il méprisoit leurs railleries, & leur reprochoit la lâ-cheté avec laquelle ils fnyoìent fans être poursuivis.
Claudio- Les Turcs assiégèrent peu après Claadiopolisg f Empereur accourut avecpolis fe- une diligence surprenante au secours de cette place, fans autre équipagecourue . que ses armes. 11 traversa la Bichynie à la lueur des flambeaux, passa les
nuits fans dormir; & lorsque la lassitude & le travail l’obligeoient de pren-dre un peu de repos, il ne couchoit que fur de la paille, dur la nouvellede son approche les Turcs prirent la fuite, & les habitans de la ville fu-rent transportés de joie, parce qu’ils n’étoient pas en état de tenir pluslongtetns («).
Succès de Kbìiziajllan , qui craignoít beaucoup I’Empereur Manuel, n’eut pas p!u-Kiìij Ars- tôt appris la nouvelle de fa mort (*). qu’il s’empara de la ville de Sozopolis ,Lu. assiégea pendant longtems la célébré ville d’Atcalie, ravagea Cotyalium, Ln82, reçut le ferment de plusieurs Provinces , qui fe soumirent volontairementà fa puissance {b). Ce-, Prince, qui jouissoit d’une famé vigoureuse à l’âge[n8<5.] de plus de soixante-dix ans , profita de la même façon de la mort d 'An.ironique & de la proclamation á'Isaac L’Angesû envoya l 'Amìr Sames avecde la Cavalerie , faire une irruption en Thrace , d’où il revint avec quan-tité de prisonniers & chargé de butin. Les Nations de J’Orientnelaissoientles Romains en repos , qu’auffi long-tems qu’ils leur faisoient des préfens,ou leur payoient un tribut annuel; c'étoit ainsi qu’en usoient les Empereursde ce tems-là , plus foibles en cela , dit Nicetas , que les femmes qui nemanient que la quenouille & le fuseau (c). _
Le Sultan Le Sultan, qui sur la fin de sa vie devint fort puissant , partageassesfait le par- Etats entre ses enfans , dont il avoir un grand nombre (d), mais nous netage de set tr0 uvons les noms que de cinq, Maffúd , Kothbdddin , Rocndddin SolimanEiais - Gayathoddin Kay Khojrou, & Mazzo'ddin Kaysar Sbah (j) ; mais après qu’iîeut fait ce partage, ils le traitèrent avec beaucoup d’ingratitude & de mé-
0 ?) Ibid. Ch. 8. f d ) Idem Hist. d’Alex. Comnen. L. III.
C) Idem. in Alex. Comnen. Ch. XV. Ch. 5.
(c) Nice t. Hist. d’Is. L’Ange, L. I. Ch. 4.
(*) I.'Empereur mourut au mois de Septembre de la quinzième Indiction, ce qui ré-pond à l’an de N. S. n 82.
CO Nicétai ne fait mention que des quatre premiers, & félon la coutume des Grecs dedtfiguier les noms, il les appelle Mu fut , Gopatìn , S u h' 't 1 1 u . A ICuy Nbofroes , omettant lesnoms de Sokyman & de Gayathoddin , que les Grecs écrivent Soliman & Jathatine.