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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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19 * HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. IV.Section Comme l’Empereur étoit en marche pour Cogni, le Sultan, qui s’étoitVI. réfugié à Taxare ou Colonée, envoya faire des excuses de ce qui étoit ar-áfkiír”* r ^ ve ' alléguant qu’il n’avoic rien su de la conduite de ses fils , dont l’un,ArslànH. nommé Copatin (*) savoir chassé de ses Etats. Les Turcs se barricadèrentV. Sultan dans les jardins qui font aux environs de Cogni, & comme ils étoient/elloum. arm és à la légere, & qu’ils tiroient fort bien dej’arc, ils espéroient se dé-fendre sans peine contre des troupes armées pesamment. Mais ils furentencore trompés dans leur espérance; car les Aiìemans, ayant remarquéqu’iîs se servoient de savantage des sosies & des haies des jardins pour ti-rer , chaque Cavalier prit un santals,n en croupe , & les mettant à terreproche des ennemis, ils les soutenoient aux endroits où ils pouvoient pas-ser, desorte que les Turcs périrent tous, excepté quelques-uns qui se sau-vèrent par la fuite. Un Mahométan, qui se réfugia auprès de l’Empereur,lui jura qu’il lui en avoir coûté deux-cens pieces d’argent pour enterrerceux qui étoient demeurés morts fur son champ, par où l’on peut juger dunombre des morts.

7/ prend Bien que les Allemans fussent maîtres de Cogni, ils n’y voulurent pointKoniya. entrer, & se contentèrent de loger dans les fauxbourgs, & d’y prendre lesvivres qui leur étoient nécessaires. Les Turcs, qui appréhendoient quel’Empereur n’eût envie de se rendre maître de leur Pays , & d’y demeu-rer, tâchèrent de gagner son affection par de fausses offres de service; maisaprès avoir reçu quelques-uns de leurs enfans en otage , & pris quelquesguides pour le conduire, il laissa leurs frontières, & passa en Arménie,oùon lui fit de grands honneurs. Au bout de quelques jours il se rendit à An-tioche, & peu après il eut le malheur de se noyeren passant une riviere(st).Taux Un certain Alexis, qui se disoit fils de l’Empereur Manuel , couvrit sonAlexis. imposture avec tant d’artifíce, & joua son personnage si adroitement, qu’ilimita jusqu’à la chevelure blonde & jufqu’au bégayement du véritable A-npi, lexis. II parut d’abord dans les villes qui font fur le Méandre, & s’étantrendu à Armale il sc découvrit à un Romain chez qui il logeoit, & lui ra-conta que son pere avoit commandé de le jetter dans la mer ; mais qu’ilavoit été sauvé par un effet de la compassion des Officiers chargés del’exécution de cet ordre cruel. Etant ailé à Cogni avec son hôte, il se pré-senta au vieux Sultan, qui n’avoit pas encore été chassé du Trône par sonfils Copatin (j) , & il eut même la hardiesse de lui reprocher fa dureté &son ingratitude , de n être point touché des malheurs du fils d’un Empe-reur qui avoit été de ses amis. Rhliziajllan, vaincu par son impudence,& trompé par quelques traits de ressemblance , lui fit des présens & luidonna des espérances.

Un

O) Nket. Hist. d’IC L’Ange. L. II. Ch. 7 & 6.

(*) C’est Kothho'ddin , & non Kobàde, comrtie le croît Leunclavim, Hist. Musuîrn. p. 86.Quelques Historiens disent que Frédéric fit líothbo dtìin prisonnier dans une des batailles.

(f) Ceci doit être arrivé après le rétablissement Kilt] .-hflan ^ ou la date qui eíl eumarge doit être fausse. II ne parole point que les Grecs ayent eu aucune connoissance dece rétablissement.