HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. IV. 197ayant duré un an & demi , l’Empereur fit la paix avec le Sultan, & lui Sectionaccorda sans rougir les conditions qu’il lui avoic refusées avant la prise de VU.cette ville (a). .
Théodore Mangafe , qui s’étoic révolté à Philadelphie, & avoit fait la ^o’ddin■ paix avec l’Empereur , pour fe mettre à couvert des entreprises de basile n. SultanVatace , Gouverneur de Thrace, fe réfugia à la Cour de Iíay Khosrou , Sul- A-Roum.tan de Cogni (*) , & le supplia de lui donner des troupes pour faire la•guerre aux Romains. Le Sultan, au lieu de lui en accorder, lui permit Ru-lement d'aifembler certains Turcs accoutumés à vivre de rapine. En ayant ^ramailë un grand nombre , il entra fur les terres de l’Empire , & fit d’in-croyables ravages en Phrygie, surtout aux environs de Laodicée & deCône , & en Carie , âpres quoi il fe retira avec force prisonniers & unegrande quantité de bétail. L’Empereur, craignant que Mangafe ne corrom-:pîc par les pernicieux conseils le jeune Sultan , qui avoit depuis peu suc-cédé à ion pere kilij Arjlan, lui envoya des Ambassadeurs, qui à force deprescris fengagerent à livrer ce rebelle , à condition néanmoins qu’il nesuroît puni d aucune peine corporelle. Cette action du Sultan déplut si fortà ses treres, qtíi avoient partagé avec lui les Etats de leur pere , qu’ils luiauruient, déclaré la guerre , s’il n’eût appaise leur coìere par une excusespécieuse , en disant qu’il ne l’avoit point trahi, mais qu’il f avoit ren-voyé pour le bien de la paix ; que c’étoic un exilé qu’il avoit rétabli dans•son Pays, afin qu’il ne fût plus persécuté, & qu’il ne persécutât plus per-sonne (é).
Vers la fin de la troisième année de son régné, Alexis rompit pour un Succès dusujet très-frivole le Traite qu’il avoit fait avec Kay Khosrou, Sultan d’Ico- Sultan.nie. Ce Prince arrêta deux chevaux que le Sultan d’Alexandrie envoyoità l’Empereur, & l’un des deux s’étant rompu une jambe en courant, leSultan fit faire des excuses à l’iCmptreur, & lui promit de réparer la fautequ’il avoit commise. Alexis , au lieu de recevoir comme il le devoit cetteexcuse, qui étoit honnête, s’emporta & s’évapora en menaces: & ce-pendant il se vengea sur ltu-même,en ordonnant d’arrêter les Marchands,tant Romains que Turcs, qui écoient venus de Cogni & de se saisir de ■leurs effets, qu’il laiffa dilììper. Dès que le Sultan l’eut appris, il attaqua. .les villes dçs environs du Méandre, à prit Carie, Tantale & plusieursautres, & fe scrort-rendu mqître d'Antioche en Phrygie, si un accidenfaffez comique ne l’eu eut empêché. Là
(«j ISid. L. I. Ch. 4 & 9. '(b) Niceiàé, Hìsl. d’If. L’Anjge. L. II. Chf 3.
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■t«\ Cet événement est-mis fou* le-régné d’Isaac L'Ange en 11&A niais cette date, ne-sVccorde no nt avec ce qui est dit un peu plus bas., que Kay Kaojrou aveu jucceaé depuisecorot point a\et ce .4 Waprès f a mort en 1192. II ne loi succéda point
peu à son pere; pmsqu’ll ne'qKvSSt-dc ses Etats,' ce- fut KoèM,a soft abdication, en vertu du-partage qu 11 avoit rau l1sin .. nlu „ : nuan d sonipere fut
■stui eut Konijra omCognL, la Capiiak; . ne feccéda.7* « PriScrfuViS• 0 lui-même: à moins qu on_ne tuppote ,quc ce rimce luiiup
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