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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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ij8 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chai*. IV.

Ssctioi» La nuit, pendant laquelle il pensoic la surprendre, un des principauxVU. habitans célébrait les noces de fa 611 e; les conviés faisaient grand bruit,Le régné CO iiune cela eít ordinaire en pareilles occasions. Quand Kuy Khojrou setho’ddin kut approché des murailles, & qu'il eut entendu les voix confuses desha-Ví. Sultan bitans, & le mot du guet, que les soldats, qui avaient été avertis de fade Roum. venue, se donnaient ies uns aux autres, il se retira à Lampis.

T —— T Là il 6t la revue des prisonniers; S informa de leur nom, de leur Pays,

humanité , & de la maniéré dont ils avaient été pris, & leur demanda s’il n’y en a-envers les ' voit point quelqu'un dont ses soldats eussent caché les femmes ou les 61 »Chrétiens. l es pour en abuser. 11 leur 6t rendre ce qu’on leur avùit òté, & aprèsavoir trouvé qu’ils montaient à cinq-mille, il les rangea selon f ordre deleurs familles, & en partant il eut foin de leur fournir des vivres pour levoyage, & de peur qu'il ne fussent incommodés du froid, il prit le pre-mier la coignée pour fendre un arbre qui était tombé. Ses soldats étantaccourus en foule pour le voir travailler, il leur commanda de faire demême, en leur disant qu’ils avaient la liberté de sortir du camp quandil leur plaisait pour couper du bois, mais que les prisonniers Romains iso-laient ìe faire, de peur d’être soupçonnés de se vouloir sauver. Quand ilfut arrivé à Filomilion, il leur aíligna des maisons pour se loger, & desterres pour se nourrir,- il leur distribua du brted & d’autres grains, & leurpromit de les renvoyer fans rançon, quand il ferait la paix avec l’iimpe-reur; que fi l’Empereur refusait de la faire, il les laisserait cinq ans en-tiers dans ses Etats, fans leur demander aucun impôt; que dans la fuiteils n’en payeraient qu'un très-léger, qui ne seroit jamais augmenté, com-me cela arrivait souvent à ceux qu’on levait dans l'Empire. Après avoirain6 réglé toutes choses, il s’en retourna à Cogni, un traitement 6 favo-rable ôt oublier aux prisonniers leur Pays, & attira fur les terres du Sultanune foule de gens qui n’avoient point été pris en guerre.

Alexis envoya jindronique Ducas contre les Turcs- étant encore toutjeune; il se contenta d’actaquer une fois, pendant la nuit, les troupesd ’Amir, & se retira d’abord (a).

Rocno’d- Quelque tems après la guerre s’alluma entre les fils de Kiïij Arflan. I(nth-din l'atta- bdddin , que les Grecs appellent Copcitin , étant mort, il y eut -différendque. entre Rocnoddin & Majsûd, que A ’icetas nomme Rucratin & Masût, pourla succession de ses Etats, qui, comme nòus savons dit j consistaient enMélitene, Céfarée & Colonée. Mais comme Rocno'ddik avait plus d'espritque son frère & qu'il-entendait mieux la guerre, il remporta l’avantage,le contraignit de lui demander son amitié, de lui céder une partie de sonPays, & lui láiísa l’áutfô còmrîie ahpàravant. Etànt ensuite animé d’hnehaine invétérée contre son frerè Kay Iíhosrou, parqe qu’il était né d’un'emere Chretiennç,& brûlant d’envie de posséder Cogni, il l’envoyasommerde la lui abandonner, s’il vouloit mettre le teste de ses Etats à couvertdes hazards de la guerre. f ' J

Ilsercli- Ray líbosrou, ayant fur ces entrefaites .conclu la pâix avec Alexis, le

re auprès vint

d’Alexis. («) idem. Hist. d’Alex. Comnen. L. H. Ch. 5.