HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Uv. II. Chap. IV. 2or
Mais outre que nous ne trouvons nulle part ailleurs que les deux sreres Síctioijayent fait la paix , puisque Kay Kbosrou se réfugia auprès de i’Empereur VII- "Grec, & demeura en Europe pendant la vie de Rocnoddin , il y a erreurtant pour la durée de son régné que pour Tannée de fa mort. Car à comp- Arílanill.ter depuis la fin du régné de Kilij Arjlan II. qu ’Abulfarage met en Tannée VslL Sul-58B de i’Hégire, jufqu’à Tan 602, que suivant le récit de D'Herbelot So- tan * e{iman mourut, il ne se trouve que quatorze ans de régné, des vingt-qua-tre qu’il lui donne; & comm e Abulfarage fixe aussi cet événement à Tan- - ' rnnée 600, il faut encore déduire deux ans des quatorze. Ceci suppose deplus qu e Soliman succéda immédiatement à son pere Kilij Arjlan; mais ilparoît par les Historiens Grecs , que Kay KhoJ'rou régna entre deux, peut-ëcre aussi longtems A plus longtems que Rocnoddin lui-même. Ajoutonsà ces méprises .ou négligences celle que D’Herbelot commet, quand il dit ' ; ;dans Tardcle de Soliman , qu’il étoit le. cinquième Sultan, tandis que dans *
la Liste des Sultans il le met le sixième-
Kilij Ars lan III. surnommé ^Lro'â'n, fut mis fur le Trône vers Kilij Ar.la fin de l’année 600 de THégire, immédiatement après la mort de Roc- SLAN m -no’ddin Soliman son pere. Mais aussi-tôt que Gayatbo’ ddin Kay Kbosrou Ion H nt f :meonde apprit la mort de son frere, il quitta le château où il demeuroit pro u an 'che de Constantinople, fe rendir promptement à Cogni, fe saisit du jeu-ne Sultan, & fe rendit maître de la ville ; il le dépouilla ensuite du restede ses Etats. Cette révolution arriva au mois de Rajeb de Tan < 5 oi deTHégire (a). D" Herbe lot a copié Tardcle de Kilij Arjlan Lll. d’ Abulfarage ,fans y rien ajouter tiré des autres Auteurs Orientaux. Quelques Histo-riens Grecs disent que ce Sultan , qu’ils nomment Gathatine, par corruptiondu nom de Gayatbo’ddin, s’enfuit avec TEmpereur Alexis L’Ange, dit Com-nene, quand Constantinople fut prise par les Latins ; & que quelques joursaprès ayant eu fecrertement avis de la mort de son frere Azatine, c’estamfi qu ils nomment mal Rocne’ddin , il partit déguisé, fe rendit parmi sessiijets,& fut proclamé Sultan (b).
Gayatho’ddin Kay Kbosrou monta fur le Trône d’íconie pour la seconde Gaya-fois Tan 601, la même année que les Latins se rendirent maîtres de Con tho’ddinstandnople. Abulfarage nous apprend qu’il devint après cela très-puif ^ u y ^°_ s 'sont, & qu’il régna en grand Prince (c). Voilà tout ce que les HistoriensOrientaux nous apprennent du second régné de ce Sultan, & les Histo-riens Byzantins n’en parlent gueres. Par une négligence, qui leur est fortordinaire, ils ne font pas directement mention du rétablissement de KayKbosrou ,mais Tinfinuent imparfaitement, au lieu de s’expliquer clairement.
Après la honteuse fuite de TEmpereur Alexis, qui avoit changé son Etat denom de U Ange en celui de Comnene, & sélection que les Latins firent dé f Empire.Baudouin, ce dernier soumit en moins d’un an tout ce que les Romainspossédoient en Europe & en Asie, à Texception de Nicée & de Prufe.
Les Chefs & les principaux des Grecs, guidés par Torgueil, la malice' &
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O 8 ) Alulfarag. p. 282 & seqq. (c) Abulsarag . ubi sup,
G'j Georg. sicropol. Niccph. Gregor. L.I.
Tome XVII,
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