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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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200 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciiap. IV.

Section Casim (*) qifil avoit suborné pour l’assaflìner; mais l’assaíììn suc arrêté, la-Vil. trame découverte, & la paix rompue presque aufficôt que conclue, &cette ru P ture Lausa la ruine de plusieurs villes de l’Orient.no’ddiíi Dans le méme tems, Michel fils naturel de Jean Sébastocrator, jeuneVLLSultan homme audacieux & emporté, ayant été envoyé pour lever les impôtsde Romn. q ue devoit la Province de Mylasse, ville de Carie, il se révolta,- mais il"" 'cruautés ^' ut ^^àit, & se réfugia chez Rocno’ddin , qui le reçut très-civilement, & lui5 donna des troupes, avec lesquelles il pilla les villes des environs du Méan-mains. dre, & exerça de plus horribles cruautés que les Turcs n’avoient pu faire„II faut avouer que rien n’a jamais tant contribué à la désolation desPro-Critique v j nceSj n i à la ruine de l’Empire, qué l’ambition des Commues, & qu’au‘duiïe C /ias ^ eu in'ils avoient toujours été fort inutiles à leur Pays tant qu’ils y étoiencComne- demeurés, ils lui devinrent pernicieux quand ils en sortirent (<r). A cettenés. réflexion de Nicetas nous pouvons ajouter, que les Romains s’attirerentgénéralement eux-mêmes les maux qu’ils éprouvèrent, soit par leur man-,que de foi, soit par leurs violences contre les Nations voisines; & quandceux qa’ils avoient attaqués usoient de représailles, ils ne laiffoient pas dejetrer les hauts cris , comme s’ils eussent eu le privilège d’être cruels im-punément, ou qu’ils s’imagìnaílént que ce qu’ils condamnoient comme dé-testable dans les autres, devenoit bon & louable quand ils le saisoienteux* mêmes.

Exploits Les Historiens Orientaux ne nous donnent pas plus de lumières fur Roc-dí ' ,^-oc- tìo'ddin.qiie fur ses prédécesseurs; le peu qu’ils nous fournissent, se réduitb fa mort. * ce que rapporte Abulfarage. Cet Historien nous apprend que Rocno’d-din Soliman prit Koniya fur son frere Gayatho'ddin Kay Khosrou ( b ) ; & qu’aumois de Ramadan de ì’an 597 de l’Hégire, 1200 de J. C. il enleva la villede Malatiyah à son frere Moezo'ddin Kaysar Shah , au bout de quelquesjours de siégé. Qu’il marcha ensuite vers Arzcn al rum, ou Arzerwn , quiappartenoit au fils du Roi Mohammed Ebn Salik, & que ce Prince, se fiantà la parole de Rocno’ddin, se rendit auprès de lui pour traiter de paix;mais que se Sultan le fit arrêter, & s’emp ara de la ville. I! fut le dernierde fa famille, qui avoit régné longtems dans cette ville (c). Rocno'ddinmourut dans le mois Dhulkaada de l’an 600 de 1 Hégire, de J. C. 1203, &laissa pour successeur son fils Kilij Arjlan , encore mineur (d).

D'Herhelot ne nous fournit rien d après ses Auteurs Persans touchant leSultan Rocno ddin ; il dit seulement qu’il eut de grands démêlés avec sonFrere Ray Khosrou, mais qu’enfin la paix s’étant conclue entre ces deuxPrinces, Rocno’ddin Soliman régna paisiblement l’espace de vingt-quatreans, & mourut fan 602 de l’Hégire, 1205 de J. C. & qu’il eut pour successeurson fils Kilij Arjlan , surnommé Azzo'ddin , qui n’étoit encore qu’un enfant (c).

Mais

(a) Nicetas, Hiít d’AIex. Comn. L. III. (d) Ihid. p. 282.

Ch. 7. {bj Ahulfarag. p. 276. '(f) D'Herhelot , p. 822. art. Soliman Êetí

(c) Idem, p. 280. Kilig Atjlan.

/ (*) C’est ainsi que les Grecs nomment les Bathaniens ou Ismaéliens, que les autres Na*■flous «Je PEurope appellent Assassins.