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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv.ll. Chat. IV. rvz

les armes les uns contre les autres, ils fournirent à leurs ennemis l’occa- SÉctiOMfion de remporter de nouveaux avantages. Vli.

Kay Khosrm attaqua dans ces conjonctures la ville d’Attalie, comptant ^aya-qu’ellé n’étoit pas en état de se défendre ; mais Aìdobrandin ayant obtenu

un secours de deux-cens hommes des habitans de Chypre , Jts fit pa- -_L.

rostre subitement au commencement de l’assaut, & obligea le Sultan dese retirer, après avoir été seize jours devant la place (a). st

Comme nous ne trouvons plus rien dans Nicétas touchant Gayatko'ddinKay Iíhofrou, nous sommes obligés, pour finir l’hiítoire de son régné, d’a-voir recours aux Historiens suivans ; & comme ils sont beaucoup moinsexacts , ils ont fort embarrassé l’Histoire des Sultans, & fait tomberceux qui les ont suivi dans des erreurs grossières, que nous tâcheronsd’éclaircir.

Alexis L’Ange y ci-de van t Empereur, ayant appris que Théodore Lafca-

Sirge

«’Attalie,

Alexis se

ris son gendre regnoit à Nicée, passa en Asie par le secours de Michel*fffffjffComnene son cousin, Prince d’Epire, & se rendit secretteme-nt à la Courde Gayathdddin , que les Grecs appellent Jatbatine, Sultan d’Iconie, son Sultan.ancien ami & allié, qui étoit alors à Attalie, qu’il avoit réduite depuispeu (*), & implora son secours pour lui aider à recouvrer ses Etats, ou aumoins cette partie d int Lafcaris étoit en possession. Le Sultan avoit ren-du de grands services à Lafcaris (f) dans un tems où il se trouvoit fortpressé, lui ayant donné du secours avec lequel il avoit vaincu ses enne-mis, & ayant fait la paix avec lui. Mais la reconnoissance envers sonancien bienfaiteur, & son propre intérêt, pareeque Alexis lui faisoit degrandes promesses, l’engagerent à envoyer des Ambassadeurs à Lafcaris t«& à !e menacer de touc son ressentiment, s’il ne remettoit à son beaupereles Pays dont il étoit le maître. Ce message imprévu troubla fort Lasca -ris , qui redoutoit la puissance du Sultan , & l’ineiination dès Peuples pourleur ancien Maître; mais ayant fondé ses nouveaux sujets, qu’il trouvadisposés à le soutenir, il reprit courage.

Avant le retour des Ambassadeurs, Gayathdddin, accompagné d 'Alexis. Quiatta.marcha à la tête de vingt-mille hommes vers Antioche fur le Méandre, ^Antía-& assiégea cette place. Lafcaris ne l’eut pas plutôt appris, qu’il s’avanç- j e f ‘’’

avec deux-mille hommes, qui étoient tout ce qu’il avoit pu rassembler orées,promptement , pour secourir cette ville , qui étoit une place frontièrede son Pays & la clef de ses Etats de ce côté-là, desorte qu’il n’i-gnoroit pas que si elle étoit prise, elle ouvriroit un passage jusqu’au cœurde ses Etats. Lafcaris, s’étant approché d’Antioche, renvoya l’Ambas-sadeur, qui eut bien de la peine à persuader au Sultan à force de sermens,que l’Empereur osât venir à lui avec si peu de forces. Cependant il ran-gea son armée en bataille, dans le meilleur ordre que le peu d’espace lui

put

(*) Ibid. Ch. XI.

(*) II doit s’en être rendu maître dans une seconde expédition.

(t) Sans doute en considération d 'Alexis, dont Lafcaris avoit épousé la fille Anne Au-guste, que le Sultan nommoit ordinairement sa sœur.

Cc 2