HISTOIRE GENERALE DES TURCS. L:v. IL Ciiap. IV. 209sent tous leurs biens, brûlèrent toutes les machines de guerre qu’ils y trou- Sectiowverent, & démolirent les murailles ; de Siwas ils marchèrent à Cefarée, 1X -dont les habitans se défendirent quelques jours j mais les Mogols prirentla place d’assaut & firent passer les principaux habitans au fil de l’épée, a- tho’ddinprès les avoir mis à la torture pour les obliger à découvrir Jeurs richesses. II. XI.
11s s’en retournèrent ensuite , emmenant par-tout avec eux les femmes Sultan le& les enfans, fans pénétrer plus avant dans les Etats du Sultan. Quand Roui11,on en apprit la nouvelle à Maîatiyah, où notre Historien Abulfarage & ArzcnjMson pere fe trouvoient alors , Rasbid’oddin , Prince de cette ville, & p] u - forcée.sieurs des habitans s’enfuirent, parcequ’ils craignoient les Mogols ; ceux-ci en tuerent quelques-uns en passant proche du Bourg d eBújuza, qui enest à dix lieues de Perse ; mais fans approcher davantage de la ville , ilscontinuèrent leur marche pour /.írzenjan , qu’ils emporteront d’asstuc, &traitèrent comme ils avoìent fait Céfarée.
Le Sultan, ne fe trouvant pas en état de résister à l’ennemi, envoya des Le SultanAmbassadeurs pour demander la paix , qu’il obtint à condition de payer tn 'annuellement un gros tribut de chevaux, de munitions & d’étoffes (a). u '
En 642, Gayatbo’ddin envoya une puissante armée pour aiìiéger'Tarse, Sa mort.mais comme les Turcs étoient fur le point de s’en rendre maîtres , ils re- 'jurent la nouvelle de la mort du Sultan , & leverent le siégé dans l’Au-tomne, qui est la saison des grandes pluies dans ces quartiers-Já.
Ce Prince étoit adonné au vin Lt à la mauvaise compagnie , & me- Son ca~noit une vie peu convenable à fa Dignité , fe livrant aux pallions les plus r acier c.déréglées. II avoit épousé la fille du Roi de Géorgie, qu’il aimoic si éper-dument qu’il fit mettre son image sur la monnoye. On trouve auffi desmédailles de ce Prince, qui ont au revers un Lion avec le Soleil au-dessusde fa tête ; car ses Astrologues lui avoient dit, que s’il y faifoit graver lesfigures qui repréfentoient ion horoscope, il réuflìroit dans tous ses desseins.
II laissa trois fils, Azzo’ddin , Rocndidïn & /ïladàdìn , les deux premiersnés d’une femme du Pays de Roum , & le dernier d’une Géorgienne. IIdéclara son fils aîné son successeur , fous la tutelle de Jalaloddin Kortay ,qui étoit un homme très-estimé pour fa probité (b),
L’article que D’Herbelot (c) a donné de Gayatho ddìn , paroît entierementpris d’ Abulfarage , qu’il cite deux fois ; cependant il a mis à la fill le nomde Khondemir, comme si tout étoit tiré de cet Historien.
Les Historiens Byzantins font mention de ce Sultan , qu’ils nomment Erreursjathatinc , mais ils disent qu’il étoit fils à’Azatme , qui avoit succédé à son dei Grecs *oncle Jatbaúne. Nonobstant cette fausse généalogie, qui est très-ordinai-re aux Ecrivains Grecs, il est évident par leur propre récit, qu’il s’agit duSultan en question , non seulement parcequ’ils le font contemporain deJean Ducas. surnommé Fatace, second Empereur de Nicée, qui commen-ça à regner en 1222, mais parcequ’ils le dépeignent par les mêmes traitsqu ’Abulfarage, comme un Prince négligent, qui aimoit le vin & la com-
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(/O Abulfarag. p. 3I2 & suiv.(D Ibid. p. Z19.
Tome XFII.
Çaikhofrou,
Dd
(r) D’Herbelot , p. 356. art. Qaiatbecldin