•HlSTOIRlt GENERALE DES TURCS. Liv. IÎ. Chap. IV- 225íèurs avec fondement,-fongtems après'la' mort .de ée Prince il traversa le SreTioKRont Euxin , «Sécant arrivé à Thymene iHgágna les bonnes grâces à'Ar- u r } megun Khan des Tartares ; par ce moyen il se rendit maître du Pays, com- j c Maífûdme de son propre héritage, & réduisit sous son obéissance les principaux XLF. Sul-Commandans Turcs. Mais Amur , que d’autres appellent Homur & Orner , t™ ,lepere à'Ali , ayant rassemblé une armée considérable de Tartares, fondit Roiull ‘Tur Maìek, & le réduisit à une telle extrémité, qu’il résolut de venir avec En estfa femme & ses en sens sc soumettre à l’Empereur. II arriva d’abord à cbajfé.H'éraclée du Pont, & de-Jà à Constantinople ( a ). Le même Auteur rap-porte cette Histoire d'une façon un peu différente dans un autre endroit,il dit-là que Maìek, longtems après la mort de son pere, passa le PontEuxin, & s’arrêta à Castamone; que là, ayant gagné l’affection des Tar-tares , il fit ses efforts pour rentrer dans les Etats de son pere; mais qu’a-yant été défait par Amur, qui étoit établi de ces còtés-là, il se retira àHéraclée & de-là à Constantinople (b).
« L’Empereur Andronique , quiavoit succédé à Michel,ét ant alors àNym- ll y rentre.phée, Maìek laissa fa femme à Constantinople, & passa en Asie. Maislorfqu’il fut près dlEndromit, il commença à se défier de l’amirié del’Empereur, & se plaignant ouvertement de la vigilance avec laquelleson conducteur l’observoit, il le quitta, en disant que si quelqu’un ve-noit pour l’arreter il lé repousserait vigoureusement. II se retira chez lesTurcs,& ayant acquis en peu dé tems une réputation plus illustre & unepuissance plus formidable qu’auparavant, il se sic si fort redouter d 'Amur,qu’il l’obligea de le venir trouver avec ses sept fils, ót de se soumettrehumblement à son obéissance. Mais pendant qu’il étoit prosterné auxpieds de Maìek pour implorer fa clémence, ce Prince lui reprocha ses tra-hisons passées, & ayant pris un verre plein dè vin, comme s’il eût vouluboire, il étendit ses mains, qui étoit le signal qu’il avoit donné à ses gens,
& fur le champ ils tirèrent leurs épées & massacrèrent Amur & ses fils.
•11 y en eut néanmoins un, nommé Ali, qui échappa à ce carnage, le Efltuiparquel résolut de périr ou de venger la mort de son pere & de ses freres. Ali//sDans cette vue il assembla un grand nombre de Turcs, & battant la cam- rfAmur ’pagne k la maniéré des voleurs, la mauvaise fortune de Maìek le fit tom-ber entre ses imainsj le cheval de ce Prince courant à, toute bride s’abat-tit, & Payant porté par terre, il- fut à l’heure même percé par son ennemi.
Cet heureux succès enfla'si fort le. cœur à Ali; qu’ayant amassé quelquestroupes il fit le dégât -fus les terres dès‘ Romains, où le Sangafe lui d ouïra-feutrée par un accident imprévu (*). A la tête de ce récit, l'IHistorien
nous
(a) Vachymer. L X. Ch. 25. (/,) Va chyme r. L. XIII. Ch. 22.
r C*) Voici par .quel-accident Ali trouva moyen'de páílèf îe Sqngave, nu mois de Mars:tette_ rivière , quittant l’endfoit où l’Empereur Miçhel Valéologue. avO.it fait élever des.lortifjcations , reprit, son. ancien lit,. où l’Empereur justinien avOit fait • bâtir ú'n pont, : &peu après \enfefan prit le lit que le Sangarc avoit quitté, quoiqu’il n’eût pas assez d’eaupour le remplir. Le SíiÀglirè s’étànt dépuisextraordirtairement enflé par lés'pluies, chan-gea^ncore^Et reprit le prejnier, mais il y porta une si grande quantité de gravier.