L24 HISTOIRE GENERALE DES TÙkCS. Uv. IL Cà Wl
Section - avoieht dissimulé les besoins, soit qu’ils fussent gagnés-par des présens, OOsIX. qu’ils appréhendassent d’ëtre punis de leur négugence. 1 - •'»
Lí re^ne Q sl trollva une ft grande quantité de fruits fous les arbres, qu’ils fuffi-i&ofrou rent à nourrir une partie de l’armée. Les Turcs fe retiroient à mesureIII. xui.- que l’Ëmpereur avançoit, mais comme il maoquoic des munitions néces-Sultm de faires pour les suivre dans les endroits montagneux où ils s’étoient retirés ,Rotim. jl se contenta de fortifier les frontières,- de réparer les vieux Forts, &On foriìfie^ tn ^àtir de nouveaux dans les lieux où le Sangare étoit plus étroit dslèi fr'ontie. guéable.: il fit aussi fortifier un certain espace Je long de la rivière avecrcs. des arbres, dont les branches étoient si bien entrelacées & si serrées,qu’un serpent n’auroit pu passer au travers (a).
Massûd Massûd, surnommé Gayatho’ddin , étoit fils á'Azzoddin Kaxkaws &quatorzie- petit-fils de Gayalho-ddin-Kay Khqfrou. Ce Prince étoit si peu absolu dans«k Sultan, j es Etats .que ses-prédécesseurs avoient conquis dans l’Asie Mineure Adans l’Arménie, qu’il fut óbligé'd’en* prendre i’investiture d ’Argûn Khan\qui se les étoit assujettis (b). D’Herbelot, qui en dit le peu qu’on vientde voir à la fin de l’article d’un autre Prince, ne marque point le temsdu commencement & de la fin dé son régné, mais dans fa lisse des Sultansde Roum (c) il met fa mort en Tannée de THégire 687, de J. C. 1288*II faut observer qu’il y eut un interrègne d’un an ou du moins de quel-■ ques mois depuis la mort de Kay Khq/rou jufqu’à celle à’Ahmed, & Tonne volt point en quel tems Argûn Khan donna Tinvestiture à Massûd-, maisen supposant .que ce fut la premierë année de son régné, c’est-à-dire en683 , Majsûd ne doit avoir régné que quatre ou cinq ans au plus.
Son Histoi-■ Voilà tout ce que nous trouvons jùsqu’à présent touchant ce Princere ^ so'^dans les Historiens Orientaux. Quant aux Historiens Grecs, leurs Mé-vnparjai- mo j res f onC q confus & si imparfaits, que nous ne pouvons en tirer riende certain. Nous n’avons pas plus de lumières fur Rucratin ou Rocno’ddin,tout se réduit à ce que nous en avons déja rapporté, quoiqu’il doiveavoir régné plusieurs années depuis Texpulíìon de son frere; ii n’eit faitnon plus aucune mention de Kay Kosrou, qui régna après lui pendant dix-huit ans. Ces Historiens nous disent bien que les fils à’Azatine ou riz-zo'ddin, qui se réfugia à Constantinople, & qu’ils appellent Malek, re-couvra ses Etats longtqms. après qu’il se fut sauvé avec son peré; maisnous ne pouvons assurer, positivement que ce Malek ïoit-\e-Majjïid des Au-teurs Orientaux , quoiqu’il y ait dans son Histoire des circonstances quifavorisent cette opinion. ■ \
Il rentre Rachymere est de tous les Historiens celui qui nous donne le plus de lu-^Emts lniere fur ce sujet. Nous avons déja rapporté, d’après cet Auteur, dequelle maniéré Malek , qu’il nomme aussi Malek Ma/ur, probablement pourMasut ou Majjwd V ‘S’enfuit avecTon pere Azatine- du château d'Aine, dansle Pays qui est au-delà du Pont Euxin; ils errerent Jongtems ensembledans "ces quartiers, mais après la mort d 'Azatine, ou,comme il est dit ail-’ ■ -- 1 ! : ’ leurs
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■ (/s) Pacbymer. L. VI. Ch. 20, 21, 29. Mohammed vers la fin.
{K) Dthrbelot p. 563, art. Majj'oudfils de {c) Idem, p. £00.