SECTION
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U Pays(lés Kal-kas Mon-gols.
La villede Kara-Jcoram,à présentminée.
238 HISTOIRE DES MOGOLS ET DES TARTARESdes Mongols fous Jenghiz Khan & fous ses quatre premiers successeurs ymais on ne trouve aucunes traces de Iiarakoram , la Capitale de TEmpireen ce teras - là ; au moins les Missionnaires fe sont absolument trompés ensupposant que c’étoit Kara UJson dont nous avons parlé, puisque la situa-tion de ce lieu ne s’accorde point du tout avec celle que les Auteurs assi-gnent à Iiarakoram,
Le P. Gaubìl, qui se fixa z Peking quelque tems après que ses Confrè-res furent revenus de Tartarie, a trouvé en consultant ks Historiens &les Astronomes Chinois la situation de cette ville, qu’ils appellent Ho-lin ,dont la Latitude observée par les 'Partares est de 44 deg. x 1 min. de La-titude , & par le calcul on a trouvé la Longitude de xo degr. xr min. (a).Iiarakoram subsistoit avant le tems de Jenghiz. Khan , puisque c’étoit la ré-sidence du fameux Vm Khan ou Ung Khan , Khan des Karaïts, mais elleétoit peu considérable quand Jenghiz Khan la prit fur ce Prince. Ce Con-quérant l’augmenta beaucoup & l’embellit, & après lui son fils Qftàï KhanPayant fait rebâtir, elle devint une ville très-célebre (b): cela s’accordetrès-bien avec l’Histoire Chinoise (c): desorte que quand Abuìfaragc , quidit que- c est la même qu ’Orâahaìik assure qu'Oàr la fit bâtir (d); il fautentendre par-là que ce Prince l’embellit, en fit comme une nouvelle ville,ëi y bâtit un magnifique Palais en Tannée 1225 (Y). Cependant le Cor-delier Rnbruquis, qui étoit à Iiarakoram en 1253, dit qu’elle n’avoit qu'u hmur de terre, & que la place même, aussi bien que le Palais du Khan,étoient de méprisables édifices en comparaison de ceux de l’Europe : ce-pendant il la représente comme fort peuplée, & remplie d’un grand nom-bre de Palais, de Temples &c. (/).
Iiarakoram étoit située au Nord du grand Kohi ou Désert sablonneux, Après du Lac de Kurahan Ulen (*), que les Jésuites ont marqué fur leur Car-te de Tartarie, quoiqu’ils le placent à quatre-cens-quatre-vingt-milies Nord-Est de Para Hotun. C’étoit le Siégé Impérial des Khans jusqu’au régné deKublay, qui, comme on Ta dit, le transféra à Sbang-tu, où les Khans con-tinuèrent à demeurer dans l’Eté aussi long-tems que les Mongols furentmaîtres de Ja Chine; mais il est probable, qu’après leur expulsion vers Tan1368, Iiarakoram redevint le Siégé des Khans, quoique De la Croix les fasserésider depuis le tems à'Oiïáì , successeur immédiat de Gcnghiz Khan à UlugTurt , c’est-à-dire la grande ville, peu éloignée de Iiarakoram (g),ou peut-être-la même. Ce fut dans cette place qu 'Alchì Ttmur, treizième Khandepuis Kublay , xnonta fur le trône en 1405; elle subsistoit encore du tems
ò’dday ,
(a) Soucies, Observ. Math. p. 185. (e) Soucies, I. c. p. 192, AbulgbaziKban,
(b) De la Croix , Hist. de Genghizc. p. p. 366.
34 . 465 - (/) Rubruquis, Voy. de Tartarie, Ch. 41.
(c) A p. Soucies, ubi sup. p. i86. p. m. 207. Paris 1634.
(ci) Hist, Dynaft, p. 310, 320. (§) Hist . de Genghizc, p. 511.
(*) A en juger par la Latitude & par ce Lac , cette ville étoit plutôt au milieu du Kobisur la riviere O nghin, qui vient du Nord-Ouest se jetter dans ce Lac, & environ à cin-quante-milies Diord-Liì d’iuw chaîne de montagnes, qui traverse le Kobi- da Nord-Oucsi;au Sud-Ell.