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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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11 .

U Pays(lés Kal-kas Mon-gols.

La villede Kara-Jcoram,à présentminée.

238 HISTOIRE DES MOGOLS ET DES TARTARESdes Mongols fous Jenghiz Khan & fous ses quatre premiers successeurs ymais on ne trouve aucunes traces de Iiarakoram , la Capitale de TEmpireen ce teras - là ; au moins les Missionnaires fe sont absolument trompés ensupposant que c’étoit Kara UJson dont nous avons parlé, puisque la situa-tion de ce lieu ne s’accorde point du tout avec celle que les Auteurs assi-gnent à Iiarakoram,

Le P. Gaubìl, qui se fixa z Peking quelque tems après que ses Confrè-res furent revenus de Tartarie, a trouvé en consultant ks Historiens &les Astronomes Chinois la situation de cette ville, qu’ils appellent Ho-lin ,dont la Latitude observée par les 'Partares est de 44 deg. x 1 min. de La-titude , & par le calcul on a trouvé la Longitude de xo degr. xr min. (a).Iiarakoram subsistoit avant le tems de Jenghiz. Khan , puisque c’étoit la ré-sidence du fameux Vm Khan ou Ung Khan , Khan des Karaïts, mais elleétoit peu considérable quand Jenghiz Khan la prit fur ce Prince. Ce Con-quérant l’augmenta beaucoup & l’embellit, & après lui son fils Qftàï KhanPayant fait rebâtir, elle devint une ville très-célebre (b): cela s’accordetrès-bien avec l’Histoire Chinoise (c): desorte que quand Abuìfaragc , quidit que- c est la même qu ’Orâahaìik assure qu'Oàr la fit bâtir (d); il fautentendre par-là que ce Prince l’embellit, en fit comme une nouvelle ville,ëi y bâtit un magnifique Palais en Tannée 1225 (Y). Cependant le Cor-delier Rnbruquis, qui étoit à Iiarakoram en 1253, dit qu’elle n’avoit qu'u hmur de terre, & que la place même, aussi bien que le Palais du Khan,étoient de méprisables édifices en comparaison de ceux de l’Europe : ce-pendant il la représente comme fort peuplée, & remplie d’un grand nom-bre de Palais, de Temples &c. (/).

Iiarakoram étoit située au Nord du grand Kohi ou Désert sablonneux, Après du Lac de Kurahan Ulen (*), que les Jésuites ont marqué fur leur Car-te de Tartarie, quoiqu’ils le placent à quatre-cens-quatre-vingt-milies Nord-Est de Para Hotun. C’étoit le Siégé Impérial des Khans jusqu’au régné deKublay, qui, comme on Ta dit, le transféra à Sbang-tu, où les Khans con-tinuèrent à demeurer dans l’Eté aussi long-tems que les Mongols furentmaîtres de Ja Chine; mais il est probable, qu’après leur expulsion vers Tan1368, Iiarakoram redevint le Siégé des Khans, quoique De la Croix les fasserésider depuis le tems à'Oiïáì , successeur immédiat de Gcnghiz Khan à UlugTurt , c’est-à-dire la grande ville, peu éloignée de Iiarakoram (g),ou peut-être-la même. Ce fut dans cette place qu 'Alchì Ttmur, treizième Khandepuis Kublay , xnonta fur le trône en 1405; elle subsistoit encore du tems

ò’dday ,

(a) Soucies, Observ. Math. p. 185. (e) Soucies, I. c. p. 192, AbulgbaziKban,

(b) De la Croix , Hist. de Genghizc. p. p. 366.

34 . 465 - (/) Rubruquis, Voy. de Tartarie, Ch. 41.

(c) A p. Soucies, ubi sup. p. i86. p. m. 207. Paris 1634.

(ci) Hist, Dynaft, p. 310, 320. (§) Hist . de Genghizc, p. 511.

(*) A en juger par la Latitude & par ce Lac , cette ville étoit plutôt au milieu du Kobisur la riviere O nghin, qui vient du Nord-Ouest se jetter dans ce Lac, & environ à cin-quante-milies Diord-Liì d’iuw chaîne de montagnes, qui traverse le Kobi- da Nord-Oucsi;au Sud-Ell.