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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. III. Chap. î. 239

ss A d ay , quinzième successeur de Kublay ; après cela, dit-on, il n’est plusparlé d'Ulug Turt dans les Auteurs Orientaux (a). Mais aucun Historienqui nous soir connu, n’a marqué le tems ni l’occasion de la ruine de cetteville ou de Karakoram.

La Tartarie, suivant le Jésuite Régls, abonde en toute forte de Gibier,sans en excepter les especes communes en Europe , telles que le Lievre,le Faisan & le Daim. Les Chevres rousses ne se trouvent gueres que dansde vastes plaines en grande troupe ; elles font de la grandeur & de la for-me des Chevres ordinaires , mais elles ont le poil roux & plus rude ; elles■courent avec une vitesse si extraordinaire, quelles font très - difficiles àprendre.

Les Mulets sauvages font en plus petit nombre, & ne ressemblent pointaux Mulets domestiques ; ils ne peuvent s’accoutumer à porter des far-deaux: leur chair est de bon goût, & les Tartares la trouvent aussi faineà aussi nourrissante que celle du Sanglier. Le Pere GerbUIon, dans son se-cond voyage en 7 'artarie, vit une jeune Mule sauvage d’une efpece quise multiplie; elle avoit les oreilles grandes, les jambes hautes, le corps dé-lié & la tête longue; son poil étoit d’un gris cendré, ses ongles & sespieds étoient tout dune venue comme celles des autres mules; c’étoitune femelle (b).

Les Sangliers sont fort communs dans les Bois < 5 c dans les Plaines quisont au-delà de la riviere de Tula, & on en connoît les traces par de peti-îes fosses qu'ils font pour chercher des racines.

Les Chevaux & les Dromadaires sauvages font de la même figure queles domestiques; on les trouve principalement vers l’Ouest de la T artarie;on en voit cependant quelquefois fur les terres des Kalkas, qui font lesplus voisines de Kbamìl dans la petite Bukharie. Les chevaux sauvagesvont en grande troupe, & quand ils rencontrent des chevaux domestiquesils les environnent & les forcent de les suivre. Ils font si légers que lesChasseurs, quelque bien montés qu’ils soient, ne les attrappent gueres àla portée de la fléché.

Le Hantahan ressemble à i’Elan.: les Missionnaires en virent de morts,qui pesoient plus que le plus gros Bœuf. On n’en trouve que dans certainsquartiers de la Tartarie, comme aux environs du mont Suelki , dans desterrains marécageux qu’ils aiment beaucoup, & où il est facile de les tuer,parce que leur pesanteur retarde leur fuite.

Le Chulon ou Chelifon est à peu près de la grosseur & de la figure d’unLoup, Régis le prit pour une efpece de Lynx. Son poil est long, doux^ fourni, tirant fur le gris-blanc. La fourrure de ces animaux est fort esta-nte à la Chine & en Russie,& il y en a beaucoup dans ce dernier Pays.

Les Tigres & les Léopards infestent la Tartarie. Les Tigres du côtéue l'Est soat d’une grosseur & d'une légéreté surprenantes. Ils ont ordi-nairement la peau d’un roux fauve, coupé de larges bandes noires,; on entr °uve quelquefois de blancs avec des bandes noires & grisâtres. Les

Léo»

Ibìd. ip. Fi§. ;{í) Du Halâe , T. IV. p. 209.

SectioH

II.

Le Faysdes Kalka*Mongols.

Almdan*ce de Gi-bier.

Mulets

sauvages*

Sangliers*

Chevaux& Drtbrnadaires.

Le Han-tahan*

Le Ch $»lifin*

Tigres «si?Léopards*.