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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. III. Chap. I. 241

de Héron , qui se trouve dans cette partie du Pays des Mongols qui tou- Sectionche aux frontières de la Chine. II est tout à fait blanc excepte ie bec, les II-ailes & la queue , qu’il a d’un très-beau rouge ; Abulghazì ajoute mêmedans un endroit que la tête est de cette couleur. Sa chair est délicate & Mongols!tire fur le goût de la Gelinotte. Cependant comme l’Auteur dit que cet - —.Oiseau est tort rare, Bentink. croît que c’est peut-être la Cicogne, qui esttrés-rare en effet dans la Ruíîie , la bibérie & la grande Tartarie,- cepen-dant on en trouve quelques-unes dans le Pays de Mongols en approchantde la Chine. qui pour la plupart font toutes blanches (a). Abu'lgbazï libandit que cet Oiseau s’appelle Shunkar en Langue Turque , & que les Rus-siens le nomment Iiratzfchet, c’est sans-doute le même qui porte le nom deChon kui (*) dans l’Histoire de Tìmur Bec (b), & qui fut présenté à Jeng-hiz Khan par les Ambassadeurs de Kapjak. A cette occasion on nous ap*prend que le Shonkar est un Oiseau de proie, que l'on présente aux Roi*du Pays ornés de pierres précieuses , comme une marque d’hommage, &que les Ruffiens , aussi bien que les fart ares de la Crimée, font obligéspar leurs derniers Traités avec lesÔchomans, d’en envoyer un chaque an-née à Constantinople, orné d’un certain nombre de diamans.

SECTION III.

Les Pays des Eluths ou Eluths Mongols.

P Our faire la description des Pays qu’occupent les Alutbs ou Eluths , Sectionnommés par sobriquet Kahnuks , il saut les considérer suivant la divi- HÇíion de cette Nation , qui est partagée en trois branches, qui font lesDsongari ou Jongari , les Koshoti & les Torgaùti. luths.'

I. Les Eluths Jongari ,la plus considérable des trois branches, possèdentla grande moitié de ce que les Européens nomment la Tartarie Occiden-taie , qui s’étend depuis la Mer Caspienne & k Riviere de Jaïk , du soi- jongari.Xante-douzième degré de Longitude vers le Mont Altay jusqu’au cent- bdixieme degré, & du quarantième jusqu’au cinquante-deuxieme de Latitu-de. On peut lui donner par conséquent environ dix-neuf-cens-trente mil-les

(a) Ibìd. p. 20(5. dans les Notes. (£) Hìfì. de Timur Bec, T. IV. p. 29.

(*) Je n’ofe assurer que l’Auteur se trompe, en suivant celui de VHistoire des Foyages T.

VIII. p. 501, 502. comme il cite l’Edition Angloise de l ’Histoire de Timur Bec , & queles Traducteurs de l’Histoire des Voyages nous redonnent cette citation Angloise d’un Li-vre écrit en François, je n’ai pu trouver, après avoir cherché inutiltment, rien de sem-blable dans l'Histoire de Timur Bec en François; je trouve feulement T. IV. p 2g quedeux des Généraux de cet Empereur lui envoyerent un Choncar , qui est, dit l'Auteur, uncélèbre oiseau de proie, qui .prend toute farte. ti'oijtau.x. & p. J 78- que l’Ambassadeur duKipjak présenta un Cboncar à Timâr , mais je ne trouve rien de -semblable par rapport àjfcngbiz Khan. Si .c’est ce que l’Auteur a en VUS , on voirque cela-est très-difien.nt dece qu’il dit; peut-être que queiqUe Curieux fera plus heureux que moi à déterrer le vé-ritable passage. Rem. du Tuai). ■ -

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