DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. III. Chap. I. 241
de Héron , qui se trouve dans cette partie du Pays des Mongols qui tou- Sectionche aux frontières de la Chine. II est tout à fait blanc excepte ie bec, les II-ailes & la queue , qu’il a d’un très-beau rouge ; Abulghazì ajoute mêmedans un endroit que la tête est de cette couleur. Sa chair est délicate & Mongols!tire fur le goût de la Gelinotte. Cependant comme l’Auteur dit que cet - —.Oiseau est tort rare, Bentink. croît que c’est peut-être la Cicogne, qui esttrés-rare en effet dans la Ruíîie , la bibérie & la grande Tartarie,- cepen-dant on en trouve quelques-unes dans le Pays de Mongols en approchantde la Chine. qui pour la plupart font toutes blanches (a). Abu'lgbazï libandit que cet Oiseau s’appelle Shunkar en Langue Turque , & que les Rus-siens le nomment Iiratzfchet, c’est sans-doute le même qui porte le nom deChon kui (*) dans l’Histoire de Tìmur Bec (b), & qui fut présenté à Jeng-hiz Khan par les Ambassadeurs de Kapjak. A cette occasion on nous ap*prend que le Shonkar est un Oiseau de proie, que l'on présente aux Roi*du Pays ornés de pierres précieuses , comme une marque d’hommage, &que les Ruffiens , aussi bien que les fart ares de la Crimée, font obligéspar leurs derniers Traités avec lesÔchomans, d’en envoyer un chaque an-née à Constantinople, orné d’un certain nombre de diamans.
SECTION III.
Les Pays des Eluths ou Eluths Mongols.
P Our faire la description des Pays qu’occupent les Alutbs ou Eluths , Sectionnommés par sobriquet Kahnuks , il saut les considérer suivant la divi- HÇíion de cette Nation , qui est partagée en trois branches, qui font lesDsongari ou Jongari , les Koshoti & les Torgaùti. luths.'
I. Les Eluths Jongari ,la plus considérable des trois branches, possèdentla grande moitié de ce que les Européens nomment la Tartarie Occiden-taie , qui s’étend depuis la Mer Caspienne & k Riviere de Jaïk , du soi- jongari.Xante-douzième degré de Longitude vers le Mont Altay jusqu’au cent- bdixieme degré, & du quarantième jusqu’au cinquante-deuxieme de Latitu-de. On peut lui donner par conséquent environ dix-neuf-cens-trente mil-les
(a) Ibìd. p. 20(5. dans les Notes. (£) Hìfì. de Timur Bec, T. IV. p. 29.
(*) Je n’ofe assurer que l’Auteur se trompe, en suivant celui de VHistoire des Foyages T.
VIII. p. 501, 502. comme il cite l’Edition Angloise de l ’Histoire de Timur Bec , & queles Traducteurs de l’Histoire des Voyages nous redonnent cette citation Angloise d’un Li-vre écrit en François, je n’ai pu trouver, après avoir cherché inutiltment, rien de sem-blable dans l'Histoire de Timur Bec en François; je trouve feulement T. IV. p 2g quedeux des Généraux de cet Empereur lui envoyerent un Choncar , qui est, dit l'Auteur, uncélèbre oiseau de proie, qui .prend toute farte. ti'oijtau.x. & p. J 78- que l’Ambassadeur duKipjak présenta un Cboncar à Timâr , mais je ne trouve rien de -semblable par rapport àjfcngbiz Khan. Si .c’est ce que l’Auteur a en VUS , on voirque cela-est très-difien.nt dece qu’il dit; peut-être que queiqUe Curieux fera plus heureux que moi à déterrer le vé-ritable passage. Rem. du Tuai). ■ -
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